Le Bal des Vampires au théâtre Mogador : mordant !

Et voilà, après Le Roi Lion et La Belle & la Bête, j’ai encore été bluffée par le nouveau « musical » du théâtre Mogador : « Le Bal des Vampires« . Pour la toute 1ère fois en France depuis sa création il y a 17 ans, Stage Entertainment France propose au grand public une superbe adaptation scénique du film éponyme de Roman Polanski, qui a d’ailleurs mis en scène cette version française.

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Le Bal des Vampires, je ne connaissais pas. Je n’avais donc pas d’a priori, positif ou négatif, sur cette adaptation. Selon le dossier de presse, Roman Polanski propose un « Bal » exubérant et décalé où humour et horreur se conjuguent pour l’éternité. Je dois dire que c’est une réussite.

L’histoire en quelques mots : L’excentrique professeur Abronsius n’a qu’une obsession : démontrer que les vampires existent et que ses théories sont les bonnes. Accompagné de son fidèle assistant Alfred (un brin trouillard/benêt), le professeur parcoure la Transylvanie et finit par tomber dans une auberge (de dingues) où tout tend à prouver qu’il est sur la bonne voie. De son côté, Alfred tombe évidemment amoureux de la fille de l’aubergiste, Sarah, qui n’a qu’une envie, se barrer au plus vite pour respirer l’air frais et se faire mousser avec son éponge. Et voilà qu’entre en scène le comte Von Krolock, vampire de son état, qui veut bouffer la petite jeunette.

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Le Bal des Vampires : 2h30 d’humour noir et de balades rock.

Par où commencer ? Allez, les décors. De bout en bout, les décors sont splendides, grandioses. Ils collent parfaitement à la mise en scène à la fois loufoque et taillée au cordeau. Les jeux de lumières sont originaux, la scénographie en met plein les yeux (sur scène et dans la salle qui devient un élément central du scénario selon les moments) et je serais assez curieuse de voir les « coulisses » des ingénieux mécanismes qui permettent aux décors de changer en un claquement de paupières si j’en avais l’occasion. Le théâtre Mogador est un parfait écrin pour cette comédie musicale.

Après les décors… entrons dans le vif du sujet ! J’ai eu la chance d’assister à l’une des avant-premières et évidemment, il y a encore quelques petits réglages à faire notamment au niveau de la sono qui pousse parfois les acteurs à forcer comme des bêtes sur leur voix. Hormis ce petit point, tout est déjà calé comme si la troupe était en place depuis des semaines.

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Un casting cinq étoiles.

Au niveau des acteurs, Mention spéciale pour David Alexis, qui joue le professeur Abronsius, et ses monologues chantés à la vitesse d’un TGV. J’en suis restée baba ! Je pense d’ailleurs que sa chanson sur la logique et la science va vite devenir un must.

Stéphane Métro, alias le comte Von Krolock, s’en sort également très bien, même si j’espère que ses petits soucis de micro vont être vite réglés, car on ne l’entend pas forcément très bien quand il descend à la cave.

Les autres acteurs sont également excellents et les danseurs… Wahou ! Les chorégraphies sont dingues et je n’avais qu’une trouille : voir une danseuse/cascadeuse/trompe la mort se manger la scène. Une fois encore, bluffant.

En ce qui concerne le thème principal repris de façon parcimonieuse dans le musical… J’ai eu un début de sérieux fou-rire quand j’ai compris que Bonnie Tyler et son cultissime « Total Eclipse of the Heart » était parmi nous. Et oui, pour ce Bal, pas de chanson principale « originale », mais bien une reprise à la sauce vampire. C’est… étrange, fleur-bleue à souhait et peut-être un poil décevant, mais on finit par s’y faire, car ça n’empiète pas sur le reste du livret. Pour couronner le tout, ma « +1 » Louisa s’est mise à fredonner « Vivre dans un donjooon » de Gad Elmaleh à la pause, alors là… je n’en pouvais plus.

Ceci étant, c’est un détail, puisque l’ensemble de ce musical est vraiment excellent et les chansons sont assez bien fichues. J’aime bien trouver la petite bête, vous le savez.

Le Bal des Vampires en quelques chiffres :

Le Bal des Vampires, c’est 230 costumes, 200 paires de chaussures, 800 faux ongles, 11 postiches de calvitie, 2 dentiers par artiste, 3 sacs de faux sang utilisés pour chaque représentation et chaque artiste est remaquillé 2 à 5 fois par représentation. Piouf ! Côté technique, c’est une maison amovible de 2 étages, un escalier en colimaçon de 6m de hauteur qui tourne sur lui-même grâce à un moteur intégré, 23 changements de scènes par représentation, une structure scénique de 22 tonnes… Et ce grand barnum ne se voit pas. Chapeau bas.

Si vous souhaitez plonger dans les coulisses de ce futur musical incontournable de Mogador, rendez-vous vite chez Johanna qui papote ! Sinon, je vous invite à vous rendre encore plus rapidement sur le site du théâtre par exemple pour prendre vos places, car je sens qu’elles vont être prises d’assaut, si ce n’est pas déjà le cas.

Un grand merci à Vincent Bernard du théâtre Mogador pour l’invitation et le placement en or massif. Je suis ultra chanceuse… et mordue de vampires ! Hop hop, on file succomber à la tentation !

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