West Side Story – comme un magistral coup de foudre qui me laisse sans voix

Les mots me manquent ou, selon le moment, ils se bousculent dans ma tête.
Rarement j’ai eu l’occasion d’avoir un coup de foudre absolu pour une pièce, un spectacle ou une comédie musicale (sauf peut-être pour celui-ci). Il y a toujours un petit quelque chose qui me dérange et en bonne parisienne râleuse (gros cliché bonjour) que je suis, je finis par résumer ma soirée par « C’était top, mais…« . Ici, il n’en sera pas question.
Une chorégraphie culte
Depuis vendredi, la comédie musicale de Leonard Bernstein West Side Story a élu domicile au théâtre du Châtelet.
Un petit résumé pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de voir (et revoir, plusieurs fois), le mythique film de 1961 avec Richard Beymer et Nathalie Wood, alias Tony & Maria pour l’éternité :
Derniers jours de l’été dans les années 50, la tension qui règne entre deux bandes rivales, les Jets et
les Sharks, dans l’Upper West Side à New York est à son paroxysme. Les Jets rassemblent des
Américains « de souche » d’origine polonaise, tandis que les Sharks sont
formés par un gang d’immigrés portoricains, considérés comme des intrus
indésirables. Tony, meilleur ami du « chef de la bande » des Jets, tombe follement amoureux de Maria, soeur de Bernardo, lui-même chef de la bande rivale des Sharks….


Passons aux choses sérieuses :
Présentée en version originale surtitrée, la comédie musicale se scinde en deux actes. Le premier, d’une durée de 75 minutes, est une pure merveille. L’intrigue s’installe rapidement, les personnages se mettent en place, la musique jouée en direct par un orchestre emporte le public dans un tourbillon d’émotions, les morceaux aussi cultes les uns que les autres s’enchaînent sans avoir eu le temps de dire ouf… 
Après 20 minutes d’entracte, on repart pour 45 minutes supplémentaires d’un second acte tout aussi intense que le premier : les deux heures trente passées au théâtre filent comme une météorite!
Les surtitres s’avèrent très rapidement inutiles, d’une part parce qu’ils sont assez mal placés, d’autre part parce qu’ils ne traduisent pas forcément très bien les dialogues et enfin, parce qu’il est quasi impossible de les suivre et de regarder la pièce en même temps. Je vous rassure, pas besoin d’être bilingue pour plonger au coeur de West Side Story, vous pouvez me croire sur parole. On se comprend.
Un conseil : courrez-y sans tarder!
Je craignais que les comédiens, Liam Tobin/Tony et Elena Sancho-Pereg/Maria en tête, ne réussissent pas à me faire oublier Richard Beymer et Nathalie Wood. Crainte qui s’est très vite envolée dès les premières minutes de ce spectacle époustouflant et magique.
Le casting dans son entier est formidable (avec deux acteurs principaux qui se relaient au fil de la saison – il se peut donc que vous n’ayez pas les mêmes que moi lors de votre venue), les chanteurs ont une voix délirante, les décors sont à la fois simples et complexes et représentent un vrai personnage à eux-seuls, la mise en scène est faite au cordeau… Que vous dire de plus sans déflorer l’ensemble?
 
Le théâtre du Châtelet est un parfait écrin pour cette comédie musicale qui réunit tous les superlatifs : énorme, magique, fantastique…  Si j’ai un conseil à vous donner, essayez, autant que possible, de choisir des places en corbeille sur le côté ou devant pour profiter pleinement de l’ensemble.
J’ai l’impression, en écrivant ce billet, de ne pas réussir à vous transmettre l’émotion que j’ai pu ressentir, les frissons qui m’ont parcouru l’échine à chaque morceau intemporel et, à la fois, tellement d’actualité de ce livret légendaire. Que faire, qu’écrire pour vous inciter à vous y rendre sans plus tarder, car vous avez (seulement) jusqu’au 1er janvier 2013 pour vous mettre plein d’étoiles dans les yeux? 
 
Petite anecdote de fin qui m’a fait fondre : la présence de Michel Legrand aux premières loges. Au moment de l’entracte, deux petites puces d’environ 10 ans sont allées le voir pour lui demander un autographe. Elles sont revenues à leurs places avec des papillons dans les yeux et dans la voix. Chou.
 
Pour terminer, j’espère vous avoir convaincu parce que moi, j’y retourne avec un plaisir non dissimulé le 24 décembre au soir pour un réveillon au top. Alors, vous y allez?
 
Écrit par
More from Florence

Ensemble pour les Restos!

Les Restos du coeur, tout le monde connaît et cette association fait...
Lire la suite

8 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *