Valérian ou le 5ème Elément sous amphet’

Voilà, c’est fait, j’ai vu Valérian et la Cité des mille planètes. Je ne m’attendais pas à grand-chose, voire même à un ennui profond vu la bande-annonce somme toute assez moisie. Et puis, ce fut plutôt une bonne surprise. Pour faire simple : Valérian est un bon divertissement sans prétention pour un week-end en salle obscure. Deux bémols qui vous sauteront aux yeux si vous allez le voir : trop long d’un bon 1/4 d’heure, voire 20 minutes et trop, beaucoup trop d’effets spéciaux.

Ceci n’est pas une carte postale kitsch ^_^

Valérian : quand le 5ème Elément revient en 2017

Incontestablement, Valérian vous fera penser à pléthore de films de genre. Passons sur Star Wars, puisque la saga de G. Lucas a ouvertement pompé s’est très fortement inspirée des BD originales made in France pour allègrement sauter sur le 5ème Elément, l’un des chefs d’oeuvre de Luc Besson. Pour faire simple, Valérian est le petit bébé mutant de ce film qui aurait pris un peu trop de Red Bull au biberon.

Oh et puis tiens, restons un instant sur Star Wars. Comme un retour à l’envoyeur en quelque sorte, Luc Besson s’est inspiré – peut-être inconsciemment – de plusieurs scènes clés chez SW, à tel point que j’ai eu du mal à m’en détacher pendant le film. Et puis j’ai appris que SW s’était fait plaisir avec les BDs originelles. La boucle est bouclée.

Valérian : et l’histoire dans tout ça ?

En préambule, il faut savoir que je n’ai jamais lu les BDs éponymes et qu’avant d’en entendre parler sur les réseaux sociaux, Valérian m’était parfaitement étranger. Je suis donc allée voir ce film avec des yeux de néophytes, mon avis sera donc proposé ici en conséquence. Ah oui, et je n’avais pas non plus d’avis sur les acteurs principaux si ce n’est ce que j’avais entendu sur le mannequin Cara Delevingne (l’un des deux premiers rôles).

Pour faire simple : les agents spéciaux Laureline et Valérian sont priés de sauver la Cité des mille planètes, aka une « station spatiale / planète » créée par les humains accueillant des milliers de civilisations extraterrestres, celle-ci étant sur le point d’exploser. Mais évidemment, tout n’est pas si simple ! Ta daaaa !

Oh le joli paysage numérique…
Valérian : un navet galactique ? Non !

J’ai lu (et entendu) ici et là que Valérian (& Laureline) était un gentil navet. N’exagérons rien, franchement. Je suis la première à râler sur des bouses intergalactiques (coucou Borat), mais ce n’est pas le cas ici. Évidemment, une œuvre estampillée « Luc Besson » + « film français le plus cher » allait immanquablement attirer des jalousies et scuds en tous genres, mais parfois, il faut un brin d’honnêteté dans ce monde de brutes.

Non, ce n’est pas LE film de 2017 qui m’aura bouleversée, mais oui, j’ai été agréablement surprise. J’ai ri aux vannes, apprécié la Bande Originale, levé le sourcil avec certaines apparitions de guests (Alain Chabat si tu m’entends) et admiré certains plans. Oui j’ai trouvé certaines scènes monstrueusement trop longues et d’autres carrément inutiles, mais ça n’en fait pas un navet pour autant.

Le « vrai » casting de Valérian & Laureline

Côté casting : Cara Delevingne est, à mon sens, LA bonne surprise de ce film. Badass sans trop en faire, quasi indispensable à chaque plan, elle joue très bien son rôle… contrairement à Dane DeHaan (qui joue Valérian) assez mono expression. Par contre, il a une voix en VO qui sait me charmer. Je m’égare. Quant à Clive Owen, il est beau bien entendu, mais il aurait eu un panneau « Je m’emmerde, sortez-moi de là » que ça ne m’aurait pas étonné. Et que dire de Rihanna à part… rien ? Bah rien.

Et les effets spéciaux alors ? Et bien c’est là que le bât blesse. Trop, c’est trop. J’en ai pris tellement plein les yeux que je me suis demandée comment ne pas sombrer dans une épilepsie post Bessonnienne. Et heureusement que je ne l’ai pas vu en 3D, sinon je vomissais dès l’intro je pense. Selon une interview de Mr Besson, 24 mois auraient été nécessaires pour bosser sur les effets spéciaux du film. Ceci explique peut-être donc cela. C’est too much. Là où les scènes de paysages auraient pu avoir ce je-ne-sais-quoi de poétique, je n’ai vu qu’un immense fond vert.

Valérian : on y va finalement ?

Oui parce que j’établis une liste de bémols sans fin, mais… Les enfants adoreront, les parents peut-être un peu moins, mais Valérian vaut tout de même la peine d’être vu si vous aimez les « Space Opéras » et films à grand spectacle numérique. Fiez-vous à votre instinct si le film vous tente, car Valérian ne sera pas l’échec annoncé de l’été, mais bien une jolie petite pastille sans prétention pour un dimanche gris souris. Et c’est déjà ça !

Un grand merci à Orange pour l’invitation à son avant-première dans une superbe salle. J’ai bien apprécié ! ^_^

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