Le tatouage : petits conseils et astuces pour franchir le pas

La passion du tatouage ne me quitte plus depuis maintenant 10 ans si mes calculs sont bons et ma peau commence à être sérieusement encrée avec 19,5 tatouages au compteur (le 0,5 étant un tatouage recouvert). Evidemment, je ne pense pas m’arrêter en si bon chemin, même si je ralentis un peu la cadence. Et là mes potes se marrent.

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J’ai eu l’opportunité de tester deux/trois petites choses, notamment au moment de « l’après-tatouage » et comme je vois passer pas mal de questions sur le sujet, je me lance. [Note de la rédaction : je ne suis pas tatoueur, je n’ai pas la science infuse et ne prétends pas détenir la parole divine sur le sujet, donc si vous avez des conseils indispensables qui me seraient passés sous le nez, n’hésitez pas à les partager en commentaires.]

Le tatouage n’était déjà pas une mode il y a dix ans et ce n’est toujours pas le cas. Il faut donc réfléchir avant de sauter le pas : quel motif, quel endroit, quelle taille et… quel budget ? Oui, un tatouage n’est pas donné, surtout si vous ciblez des shops avec des artistes reconnus ou bien encore une pièce de taille sympathique, qui plus est en couleur. Tous ces éléments sont à prendre en compte.

Bien choisir ton tatoueur tu feras

Une fois que vous avez mis à plat votre choix, c’est l’heure de trouver le tatoueur qui vous rendra heureux. Strasbourg, Melun ou Lille, il y a désormais pléthore de salons où vous pourrez trouver votre bonheur et nul besoin de vous attacher les services du meilleur sur la place de Paris si vous trouvez aiguille à votre poignet ailleurs.

Pour choisir la bonne personne, plusieurs éléments sont à prendre en compte : le feeling est d’une importance capitale évidemment. J’ai déjà fui un salon renommé étant prise pour une vache à lait novice à qui on va coller un catalogue sous le nez. D’ailleurs, si votre tatoueur (homme, femme ou loutre, on s’en fiche) vous pose gentiment dans un coin avec un catalogue de dessins mille fois vus et revus sur Google Images : fuyez !

En général, le bon tatoueur sera celui qui vous fixera un rendez-vous pour discuter posément de votre projet, de son coût et de sa faisabilité. Si vous arrivez avec un projet ultra-précis, il / elle pourra aussi vous donner son sentiment rapidement, mais toujours de façon détaillée. Les tatoueurs à la chaîne : fuyez !

D’une manière générale, vérifiez impérativement l’hygiène du lieu (le point numéro 1 hors catégories) et l’utilisation d’aiguilles stérilisées à usage unique par exemple. Vous avez parfaitement le droit de demander au tatoueur de voir son poste de travail. Comparez les tatoueurs, renseignez-vous sur le style, le prix, etc. Utilisez le bouche-à-oreille et prenez également en compte le fait que le tatoueur qui convient parfaitement à votre collègue/amie peut vous sembler un brin creepy. Encore une fois, le feeling. Se lancer ne se fait jamais à la la légère.

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Le Jour J : à bien manger tu penseras !

Et oui, c’est une évidence pour la plupart d’entre nous, mais chacun réagit différemment sous une aiguille. Pour ma part, j’ai testé l’ambiance « Pas le temps de prendre un petit truc, de toute façon, j’ai l’habitude ». Comment vous dire… Le corps réagit à cette agression en libérant des endorphines, ce qui n’a qu’un temps. Après, ça se gâte et là, votre corps vous réclame méchamment du carburant si vous n’avez pas pris la peine de faire le plein avant d’embarquer dans l’aventure. Ce jour-là, je me suis fait engueuler par mon tatoueur qui a eu raison.

Le jour de tatouage, je mange relativement léger, mais j’ai toujours à disposition du sucre en poudre (hop, directement sous la langue, ça va plus vite) + petits bonbons + de l’eau au cas où. A la guerre comme à la guerre.

Vous êtes tatoué(e)s ! Ça se passe comment ensuite ?

Et voilà où je voulais en venir depuis le début de ce billet : comment gérer l’après-tatouage ? Chaque tatoueur a ses conseils et parfois, ils diffèrent selon les salons, mais il reste malgré tout un socle commun :

De film alimentaire, de sparadrap et de savon de Marseille tu te muniras

Et oui, un tatouage, petit ou grand, ça dégorge et en général, c’est peu ragoûtant. Le principe est simple : la lymphe est sécrétée par le corps en réaction et recouvre le tatouage fraîchement réalisé. Il faut donc nettoyer très gentiment le tatouage après quelques heures. Essayez de ne pas mettre directement le pommeau de votre douche sur votre chef d’oeuvre sous peine d’avoir mal, privilégiez l’eau qui coule de manière indirecte pour nettoyer.

Une fois la lymphe enlevée (ça peut encore dégorger un peu le lendemain), nettoyez doucement votre peau avec du savon de Marseille. On n’a pas fait mieux. Séchez délicatement (de toute façon, vous aurez mal, donc l’aspect délicat de la chose vous semblera évident) et… il y a deux écoles :

1°) On tartine légèrement de crème cicatrisante la bestiole (on fait pénétrer la crème, on ne laisse pas de couche) et on remet sur du film transparent pour la protéger de tout frottement les premières heures, voire sur un ou deux jours, surtout si vous dormez dessus par exemple ou 2°) on ne remet pas de film transparent et on passe directement à l’étape de la crème cicatrisante pendant quelques jours.

Perso, je préfère mettre de la crème et du film au moins pendant un jour, histoire d’éviter tout frottement et après je laisse sécher à l’air libre.

Attention : je lis ici et là qu’on peut sécher le tatouage avec des compresses, tissées ou non, voire en mettre dessus pour le protéger pour faire du sport par exemple. NON, NON et RE-NON. La compresse va simplement arracher les croûtes de votre tatouage (testée par méconnaissance et tellement désapprouvée). Résultats des courses : à bannir.

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Le cas épineux de la crème cicatrisante : la Bépanthène

Certains tatoueurs conseillent encore la célèbre Bépanthène, mais on est entre nous, alors je vais vous faire passer en 2017. Très très grasse et finalement assez peu efficace dans un temps court, la Bépanthène a fait son temps. Je l’ai utilisé pour mes premiers tatouages et ne regrette pas de l’avoir laissé au placard.

Plusieurs crèmes que l’on trouve en pharmacie font très bien le job. Parmi elles : la Cicatryl ou la Dexeryl. Sinon, vous avez des crèmes spécialement conçues pour les tatouages comme la Dermink que j’utilise avec bonheur (pas besoin du baume nettoyant, le savon de Marseille suffit) ou la Ink-Nurse (vegan et cruelty free, merci Sarah Jane pour l’info). Plus chères, elles se trouvent dans les shops ou en ligne.

J’ai entendu parler du e-pansement Tegaderm, mais je suis un peu plus dubitative, notamment parce que le pansement ne laisserait pas respirer le tatouage. Si ça fonctionne…

Et pour finir…

Comptez trois semaines sans piscine ou eau de mer après le tatouage. Pour le sport, surtout si ça vous fait beaucoup transpirer, allez-y mollo et n’hésitez pas à tamponner légèrement votre tatouage pour le sécher (vade retro compresses) en sortant de la séance, puis à le nettoyer + crème si récent. D’une manière générale, le tatouage se nettoie deux fois par jour pendant plusieurs jours.

On ne gratte pas le tatouage, on n’arrache pas les croûtes, même si ça démange comme jamais. On le protège du soleil en été avec un indice 50 au minimum (vraiment) et de toute façon, on évite de se faire tatouer pile avant l’été…

Je termine cette très longue prose en espérant que ces quelques conseils de bon sens vous auront été utiles. Une fois encore, je n’ai pas le savoir universel, donc pas d’agression dans les commentaires ^_^ Et sinon, si vous me parliez de vos prochains projets ?

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2 Commentaires

  • Bravo pour cet article bien rédigé. Ce sont les impératifs lors de son premier tatouage. Merci pour les astuces concernant les crèmes à utiliser. J’espère vous relire bientôt sur ce même thème.

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