La ferme de cousine Judith de Stella Gibbons

Attention, pavé à l’anglaise ! C’est à l’occasion d’un challenge littéraire relevé pour le Club des Explorateurs du site Lecteurs.com (proposé par Orange) que j’ai découvert ce qui, visiblement, est l’un des classiques de la littérature anglaise : la ferme de cousine Judith par Stella Gibbons.

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La ferme de cousine Judith : un pavé dans la mare de Xanax.

J’ai donc eu la mission de « chroniquer », en duo avec Louisa, cette œuvre pour que chacune puisse partager son propre point de vue. Je vous épargne le suspense, Louisa a peu ou prou le même avis que moi.

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Je ne vais pas tourner autour du pot : quelle déception ! En effet, ce petit pavé relate les aventures désopilantes d’une jeune orpheline déterminée dans l’Angleterre du début du XXème siècle. Mrs Flora Poste, 20 ans, vient de perdre ses parents. Elle doit donc rapidement trouver un nouveau foyer chez ses amis ou dans sa famille (proche ou très éloignée). Après avoir posé ses valises chez une amie, elle se met en tête de littéralement « squatter » chez ses lointains cousins, avec un but ultime : changer leur vie.

Des aventures désopilantes donc… j’ai pourtant cherché, je n’ai rien trouvé de désopilant dans cette œuvre dont le style ampoulé m’a clairement laissé de marbre. La ferme de cousine Judith est tout aussi soporifique qu’un cachet de Xanax.

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Ce livre est une longue, trop longue suite de descriptions (trop) minutieusement détaillées des lieux. Les galeries de portraits sont tout aussi fournies, tout en étant parfaitement incomplètes. Un vrai paradoxe qui dessert malheureusement le propos. C’est long, c’est lent et il s’avère extrêmement difficile de s’attacher aux protagonistes, notamment le principal : Mrs Flora Poste.

Un livre aux multiples questions sans réponses.

L’auteur a choisi de distiller tout au long du livre des questions qui forcément, trouveront des réponses à la fin du livre. Sauf que… non. La Ferme de cousine Judith est peut-être le livre qui m’a laissé le plus sur ma faim, tout en étant parfaitement rassasiée par chaque ligne, chaque paragraphe d’une lourdeur sans égale.

Œuvre « so british », ce livre nous fait tout de même découvrir l’ambiance, les mœurs et le sort des jeunes femmes dans l’Angleterre du début du XXème siècle et sur ces points, le pari est réussi. Voilà pourquoi je me suis retrouvée fort désappointée une fois la dernière ligne lue. Pour moi, Stella Gibbons a choisi de privilégier l’abondance de détails au détriment d’une intrigue laissée sur le bord de la route. Dommage.

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Et pourtant je partais avec les meilleures intentions du monde. Quand on me promet quelque chose de désopilant, je m’attends au moins à sourire un peu. Ici, j’ai été soit agacée, soit lassée, soit… rien. J’ai peut-être laissé mon humour sur mon transat en Corse. Toujours est-il qu’au final, je suis clairement passée à côté.

Pour finir, vous pouvez, selon moi, économiser 15€ et votre temps pour lire d’autres perles estivales qui vous emmèneront dans des univers bien plus sympathiques. A vous les studios.

Merci à Louisa et Dominique pour ce challenge qui m’a fait découvrir un livre que je n’aurais pas forcément lu si l’occasion ne s’était pas présentée.

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