[Expo] Tatoueurs, tatoués au musée du Quai Branly : l’encre dans la peau

Ah le tatouage ! Tout comme les 66 millions de Français qui font partie de l’équipe de France de football pendant le Mondial, la plupart d’entre nous avons un avis bien tranché sur le tatouage, moi la première, que je revendique toujours d’ailleurs. Pour ou contre, personne ou presque n’est indifférent à cette « mode » (terme qui m’écorcherait presque les lèvres).

Véritable phénomène mondial qui existe depuis la Nuit des Temps, le tatouage a connu ces dernières années, à la faveur des Internets mondiaux, d’émissions TV (Miami Ink, les spin-offs LA Ink, London Ink,  Ink Master, « Tous tatoués » sur Arte…) et de starification des plus grands artistes, un succès grandissant auprès de toutes les classes d’âges. Il n’est plus ou presque plus synonyme de « bikers », « rockers », « sauvageons » ou plus classiquement « rebelles ». Fort heureusement, même si cet art (car il s’agit bien d’un art à part entière en ce qui me concerne) est devenu quasi « mainstream », il continue à jouer un important rôle social et/ou religieux dans des sociétés dites « primitives ».

Une merveille de dos tatoué


L’exposition « Tatoueurs, tatoués » qui vient de débuter au musée du Quai Branly n’a pas pour unique but de donner envie aux visiteurs une envie irrépressible de se faire tatouer dans l’heure (qui va piano, va sano), elle met en lumière les différents aspects modernes, artistiques et symboliques du tatouage dans différentes civilisations (latinos & chicanos, USA, Europe, Océanie, Asie…).

300 oeuvres et objets, de la figurine égyptienne aux créations les plus contemporaines, des machines à tatouer anciennes et modernes, des « projets » de tatouages, des exemples en silicone directement issus de modèles… Tout est là pour qu’en tant qu’adepte du tatouage ou « simple » curieux, vous puissiez ressortir du musée le sourire aux lèvres.

Des photographies, dessins et extraits de films rares émaillent cette exposition ultra riche et extrêmement bien fichue sur le sujet. Le tatouage est un art, le corps est la toile des artistes qui doivent avoir, en 2014, la possibilité de se revendiquer comme tels. Quand on sait que le tatouage fut interdit à New-York pour des raisons sanitaires jusqu’en 1997 (j’en suis presque tombée de ma chaise !), il y a encore du boulot à faire en termes de reconnaissance…

Exemple de bras tatoué (en silicone)


Pour ma part, il ne me reste plus qu’à prendre rendez-vous pour mon 8ème tatouage. Le 9ème est déjà dans les tuyaux ! Et oui, quand on commence, on ne s’arrête plus. Seul le banquier a le seul et unique pouvoir (maléfique) en main susceptible de me mettre des bâtons dans les roues.

Je persiste et signe : si vous avez le projet de vous faire tatouer, ne le faites pas sur un coup de tête. C’est un acte réfléchi, qui ne doit pas être subordonné à la « mode » du moment. Vous signez pour la vie, sauf si la perspective d’un effacement (souvent incomplet) au laser (fort douloureux et hors de prix) vous attire. Un petit dauphin sur l’épaule pour l’été, c’est bien joli, mais bon. Les tatouages éphémères (Bernard Forever, Bloom pour ne citer qu’eux) font très bien le job et permettent même à ceux qui se posent des questions de se faire une opinion. A vous de voir.

Cette expo est ouverte jusqu’au 18 octobre 2015 (oui oui 2015), vous avez donc plus que largement le temps de vous y rendre.
Si j’ai un conseil à vous donner, et surtout si vous en avez la possibilité, essayez de ne pas y aller le samedi par exemple, Bison Futé indique que les voyants seront noirs (de monde) pendant un bon moment !

Pour terminer, un grand énorme merci à Louisa, qui sait que je suis une passionnée de tatouages, qui m’a permis d’assister à la soirée d’inauguration de l’expo. J’avoue humblement que, quand j’ai vu qu’il y avait une présentation presse, j’ai vraiment chouiné. Et là, Louisa s’est démenée et a réussi là où j’aurais évidemment échoué.
Écrit par
More from Florence

Star Wars épisode 7 : une petite déception ?

Oui, je sais, vous n’en pouvez déjà plus. Star Wars par ici,...
Lire la suite

2 Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *