Déménagement : quand la poisse s’en mêle…

La semaine dernière, je partageais avec vous mes trucs et astuces pour réussir son déménagement en toute sérénité (1ère partie et 2ème partie avec les startups qui vont bien). Il faut savoir que si j’ai fait ces deux articles, c’est aussi parce que je cumule les emmerdes depuis le début de l’aventure. Rions ensemble, voulez-vous ?

Un peu de verveine-menthe pour me calmer…

Déménagement : les ennuis tu enchaîneras…

J’ai toujours été plus ou moins chat noir dans ma vie, cumulant les soucis d’ordre médical principalement. Pour une fois, j’ai décidé de varier les plaisirs. Il ne faudrait pas s’ennuyer dans une certaine routine voyez-vous. Attention donc, voici un roman-fleuve, long, très long…

Dans la vente de ton ancien appartement tu patineras (sévère)

J’aurais dû m’en douter dès que l’achat de notre nouvel appartement s’est révélé être un sketch géant. Avec la notaire de notre acheteuse tout d’abord, qui, constatant que mes parents avaient divorcé il y a 15 ans, a ordonné de repousser la signature définitive de l’achat le temps d’avoir un document officiel de la part de l’avocat de l’époque (!) certifiant que mon père n’avait pas de part dans l’appartement actuel (qu’il n’a pas visité, acheté ou même reniflé de loin). Tout le monde s’est mis en quatre pour lui faire comprendre qu’elle abusait sévère, même son patron. Rien à faire, un mois de perdu dans la vue.

Enchaînons avec la « chasseuse d’appart » de notre acheteuse qui s’est muée en une véritable connasse, pardon pour la vulgarité, imposant de nombreuses choses avec en apothéose un prélèvement de 400€ sur le séquestre mis en place pour cause de déménagement post signature définitive (tout propriétaire est censé avoir quitté les lieux au moment de la signature définitive. En cas de prolongation pour laisser le temps aux gens de s’organiser, une somme est mise au séquestre. 10 000€ sur le prix de vente dans notre cas, mais ça peut grimper bien plus haut). Notre acheteuse ayant la personnalité d’une moule au repos, c’est la « chasseuse » qui s’est imposée, pour notre plus grand malheur.

Dans le choix de ton déménageur tu te planteras (sévère)

C’est ma mère qui s’est occupée du choix du déménageur, après avoir fait une demande de devis via une plateforme. Première déconvenue avec une société qui, après de très bons premiers contacts, s’est évanouie dans la nature. Heureusement qu’elle n’avait rien versé. On enchaîne donc avec ceux qui nous pourriront bien la vie par la suite.

Le déménagement est prévu le mardi 17 juillet au matin, 9h30 pétantes. En grands professionnels et pour gagner du temps, l’équipe (de deux) vient le lundi matin de 9h30 à 12h pour commencer le taf. On se dit « Chouette, ça va dépoter ! ». Que nenni ! Bien au contraire…

Mardi 17 juillet, 9h30. 10h. 10h30. Ah, voilà enfin les deux pieds nickelés qui se pointent. Le déménagement traîne un maximum, l’un des deux déménageurs se paie même le luxe de laisser son comparse pour faire un autre « chantier ». Le voilà seul avec ma mère, en pleine crise de lupus. Moi, je suis déjà dans le nouvel appartement attendant des meubles qui n’arriveront jamais. J’en reparle après. Ça traîne, ça traîne… tant et si bien que le déménagement se termine à 20h ! Oui madame ! Et nous habitions dans un 42m2.

Surprise sur le gâteau déjà fort moisi, nous nous apercevrons le lendemain qu’aucun carton n’a été étiqueté et que les contenus sont mélangés. Nous jouons donc depuis 15 jours désormais à une véritable chasse aux trésors nerveusement très épuisante. Ne parlons pas de nos effets personnels en vrac, pour certains cassés, ça serait superflu. Ou pas. Nous sommes donc obligées dans les jours qui suivent de racheter les éléments de base, perdus au fond de la pampa des cartons.

Moi devant l’accumulation de problèmes. Enfin dans mes rêves…
Des déconvenues dans ton nouvel appartement tu découvriras

Parce qu’évidemment, tout n’est jamais rose dans un déménagement, on s’attend toujours à voir les petites merdouilles bien cachées sous le tapis et là, ça n’a pas manqué.

Résiliations et nouveaux contrats EDF-GDF : check. Enfin check… Au bout de 3 ou 4 jours, pouf, la chaudière se met en sécurité et nous n’avons plus de gaz. Oh oh… ça sent mauvais ! Et voilà, ça n’a pas loupé, un technicien a jugé bon de nous couper le gaz, alors que le dossier était à jour. Je vous passerai ici la remise en route du compteur, le changement de compteur (pourquoi, on ne sait toujours pas) et la honte quand un technicien est revenu en urgence parce que personne n’avait prévenu ma mère qu’une bulle pourrait se former, ce qu’elle a fait, dans le conduit, empêchant momentanément d’avoir à nouveau du gaz. Joie.

Côté branchement électrique, c’est folklorique et « fait-main ». Passons vite ce détail.

Côté fenêtres, nous percutons assez rapidement, sous la canicule, qu’aucune d’entre elles n’est pourvue d’aération, pourtant obligatoires. En résumé, nos fenêtres ne sont pas aux normes. Non mais c’est parfait, vraiment parfait. Et malheureusement, ce n’est pas le genre de choses que l’on vérifie à l’achat. Enfin maintenant si, chat échaudé, tout ça tout ça.

Côté gazinière… L’ancienne propriétaire n’ayant laissé aucun mode d’emploi ou facture (idem pour la chaudière ou tout appareil électrique présent dans l’appartement), je pars à la chasse à la notice sur les Internets Mondiaux. Une fois trouvée, je m’aperçois que le « tableau » de contrôle s’enfonce bien comme il faut dans la gazinière. Nous sommes définitivement maudites. Pour ajouter à l’ensemble, ma mère se bloque et décrète qu’elle ne saura pas faire fonctionner la bestiole. Il faut en racheter une. Oui mais…

C’est sans compter sur la cuisine dont les dimensions ne permettent pas d’avoir de l’électroménager aux dimensions standard ! Nous sommes obligées d’acheter à prix d’or un lave-linge « compact » (elle n’a pas laissé le sien comme c’est l’usage) et se profile la même chose pour la gazinière… Heureusement et pour le moment, j’ai « débloqué » la maman, ça devrait pouvoir le faire.

Et le plus beau ou presque… la connexion Internet / TV ! Orange a vissé un joli petit panneau à l’entrée de notre immeuble, indiquant que nous sommes censées être « fibrées ». Je vérifie tout de même mon éligibilité et ça fonctionne. N’est-ce pas formidable ? Ah ah… non. Je vous la fais en accéléré, mais deux techniciens nous confirment que les gaines sont bouchées dans les parties communes, impossible de nous mettre la fibre. Et quid de l’ADSL me demanderez-vous ? Et bien c’est là que ça devient très, très rigolo (non), car Orange ne propose manifestement plus d’offres ADSL quand un immeuble est « 100% fibré ». Et je fais quoi moi maintenant, à part bouffer toute ma data 4G généreusement offerte par mon smartphone ? Bref, à l’heure où j’écris ces lignes, rien n’est encore arrangé.

Vous reprendrez bien un peu de chance ?
Last but not least… des meubles en kit de m**** tu achèteras

Vous vous souvenez quand, plus haut dans l’article je vous disais que j’avais attendu une bonne partie de mes meubles qui n’arrivèrent jamais ? Et bien oui. Car sachez, mesdames et messieurs, que lorsque vous commandez en période de soldes, les délais de livraison sont bouleversés. Mais ça, la boutique où vous casserez votre PEL ne vous le dira pas et encore mieux, ne vous préviendra pas du retard le Jour J. J’ai donc attendu, attendu et tenté en vain d’appeler ladite boutique, pour finir par râler sur Twitter. Et là, ça fonctionne enfin.

Une fois ce souci « réglé », il est temps de monter les meubles. Et là, c’est le bonheur. Ou le drame, c’est selon votre humeur. Les trous pour les vis sont tous trop petits, il faut tous les « creuser ». Le fauteuil soi-disant simple comme bonjour à clipser ne se clipse pas. Le buffet voit ses portes déglinguées et le meuble TV est bourré de malfaçons. Bref, faire attention à son budget oui, acheter des meubles qui vous causeront beaucoup de soucis, non.

Un déménagement = le bonheur ? Non.

Évidemment, nous avons enchaîné quasiment tous les soucis possibles (sauf le dégât des eaux, Dieu nous en préserve) et pour être transparente, voilà quinze jours que nous avons quitté notre précédent appartement et quinze jours que je pleure de fatigue/stress/nervosité extrême tous les jours. C’est épuisant. En écrivant ce roman-fleuve, je peux me dire que j’en rirai dans quelques mois/années, mais en attendant, tout ceci est lourd, très lourd.

Allez, je prends tout de même un peu de recul sur cette histoire pour constater que si vous avez besoin que je jette un sort sur quelqu’un, je peux me débrouiller pour bien lui pourrir la vie. Et ce, à moindre coût.

Et vous, comment se sont passés vos déménagements ?

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