Massacre à la tronçonneuse, un mythe qui s’est un peu enraillé…

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La semaine dernière, j’ai eu la chance d’assister à la projection exceptionnelle de la version restaurée du film culte (et c’est peu de le dire) Massacre à la tronçonneuse ou The Texas Chainsaw Massacre en VO s’il-vous-plaît. Sorti originellement en 1974, mais 5 ans plus tard en France pour cause d’interdiction (trop scary glagla), Massacre à la tronçonneuse est LE film d’épouvante qui a servi de maître étalon à tous ceux qui ont suivi.


Primé au Festival international du Film Fantastique d’Avoriaz en 1976, ce film fut à l’époque un véritable choc, une claque, une décharge électrique pour le grand public. Leatherface est également devenu un personnage clé dans toute la filmographie de l’épouvante.

Pour ma part, à presque 33 ans, je n’avais jamais encore vu ce « chef d’oeuvre ».
Il faut dire, pour être parfaitement honnête, que je ne suis pas une adepte acharnée du style « horreur et épouvante ». Pourtant, jamais ô grand jamais vous ne me ferez regarder « L’Exorciste » ou « Alien » par exemple. Tout ce qui touche au Diable et à l’immensité de l’espace me glace le sang. J’ai mis trois plombes à regarder la saga Star Wars (que j’adore désormais) et je ne faisais pas la fière pour Gravity…

La hurleuse en série
Me voilà donc au Grand Rex mardi soir avec miss Louisa dans la file d’attente.
Ambiance acteurs qui hurlent et se courent après à base de fausse tronçonneuse et masque en caoutchouc. Nous sommes plus mortes de rire qu’effrayées. Plus tard, nous aurons même le droit à un sac à vomi au cas où nous perdrions nos nerfs. Je demande à Louisa si le film est à ce point effrayant, elle me dit que non, il ne faut pas exagérer non plus. Ok.

De toute façon, dans le cas improbable ou nous serions mortes de trouille, nous avons le temps de nous remettre de nos émotions, le film ne commençant que fort tard, après deux courts métrages et un interminable blabla du réalisateur façon masterclass. Je sais, c’est sacrilège de dire ça, mais honnêtement, cette masterclass aurait très bien pu attendre la fin du film pour que les plus acharnés puissent rester écouter le boss.

Le film commence, puis se termine.
Je n’ai ni vomi, ni frémi, ni mis mes mains devant les yeux. J’avais juste envie de trucider le frangin sur roues pénible à souhait et de faire taire blondie une bonne fois pour toute. Massacre à la tronçonneuse a clairement mal vieilli. Le film relève désormais d’une bonne vieille série B (pas Z tout de même) qui flirte plus avec la caricature que l’horreur pure.

Le film est bourré d’invraisemblances avec un scénario d’une finesse absolue, ça hurle dans tous les sens, ça fait des allers-retours dans la forêt sans « succès », ça s’agite et franchement, ça m’a plutôt fait bien rire qu’autre chose.

J’ai gagnéééééé ! Ah bah non en fait…

Je n’ai pas « l’historique » nécessaire pour faire le point sur l’impact sociétal et autre de ce film, je laisse donc volontiers faire Télérama ou Les Inrocks. Pour ma part, j’intègre parfaitement le fait que ce film a pu choquer comme jamais à l’époque. Mais depuis, les choses ont évolué, le gore a pris une autre « dimension » et ce qui a choqué en 1974 « glisserait » presque en 2014. J’ai dit presque.

Evidemment, voir une nana se faire empaler sur un croc de boucher, ce n’est jamais sympa. Le coup du papy suceur de sang n’est pas joli joli non plus, mais je crois que j’en attendais peut-être trop. Film culte, brillant, historique, gore, dérangeant… Tous les superlatifs ont été utilisés pour qualifier Massacre à la tronçonneuse et pourtant, il semblerait que je sois passée à côté.
Pour autant, j’ai passé une bonne soirée en complétant ma culture ciné et en ne voyant pas le temps passer (en ce qui concerne le film, sinon ce qui a précédé la projection était beaucoup beaucoup trop long). Massacre à la tronçonneuse, qui resssort dans les salles le 29 octobre prochain, n’est pas un navet loin de là, mais 40 ans, ça vous marque un chouïa tout de même.

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