[Ciné] The Baby : the navet

Je déserte un peu ce blog ces derniers temps, mais passer à côté d’un petit billet sur une avant-première ciné comme celle de « The Baby » eut été un crime. Donc voici ma petite bafouille sur le sujet.

the-baby-film

Miss Louisa, CM/critique ciné/Bozzo le clown en chef m’invite à être sa n+1 pour l’avant-première du film « The Baby » (Devil’s Due in english), film d’horreur qui sortira le 7 mai prochain. Avant de passer aux choses sérieuses, sachez que j’ai une sainte horreur des films d’horreur (ouh que je suis drôle), donc il m’a semblé tout à fait naturel d’accepter une invitation pour une AVP d’un film qui fout la trouille. Narmol. J’ai donc répété en boucle à Louisa que si j’avais peur et que je faisais des cauchemars, elle s’en mordrait les doigts. Elle a pris peur. Ou pas.

 Allez, un petit synopsis :
« Après une mystérieuse nuit lors de leur lune de miel, Zach et Samantha doivent faire face à une grossesse inattendue. Alors qu’il filme toute cette période, le mari commence à noter le changement d’attitude de sa femme. Les mois passant, ce qu’il prenait pour des accès d’humeur se révèlent être pire que ça et avoir une origine sinistre.« 

Ne tournons pas autour du pot : c’est un navet. Ce film est mauvais.

Intégralement tourné en « found footage » ou vue immersive permettant « d’accentuer la tension » (même procédé utilisé pour le projet Blair Witch et Paranormal Activity par exemple), The Baby s’inspire directement (ou aimerait s’inspirer) de l’illustre « Rosemary’s Baby ». Grosso modo, Samantha va accoucher de l’antéchrist, rien de moins. Bouhouuuuu.

Après avoir survécu à l’envie de vomir à cause de cette fichue caméra au point qui tangue comme un bateau en pleine tempête, la deuxième épreuve consiste à survivre à la longue, très longue scène d’exposition du jeune couple nouvellement marié. Boring au bout d’un moment.

Et puis on enchaîne avec une litanie d’invraisemblances tellement énormes qu’un instant, j’ai cru à une parodie. Et ça commence dès la « conception » du mioche maléfique. Ouh la la, ça fait peur. Donc, dans The Baby, le couple perdu dans la ville suit un chauffeur de taxi presque sans broncher, se retrouve dans une soirée glauquissime dans une cave sans broncher, se retourne le cerveau à coups d’alcool local sans broncher et évidemment, se retrouve le lendemain dans la chambre d’hôtel en ne se rappelant de rien.

Le mec filme tout de A à Z, manque juste les instants pipi pour être complet et non, rien ne le choque. Sa meuf a soudain des airs de folle à la conjonctivite fulminante pendant qu’un prêtre pisse le sang, mais tout va bien, c’est normal. La mother du devil dézingue des gamins (scènes suggérées, donc côté film d’horreur, vous repasserez), mais ça ne choque personne. Normal, encore une fois. Seul le chien semble s’en sortir sans une égratignure.

Qu’elle bouffe de la viande crue en plein supermarché, qu’elle fasse la gueule à sa baby shower mais attention, quand on lui offre un couteau, elle esquisse un demi-sourire, qu’elle hurle sur sa nièce et que personne ne s’en soucie (perso, je gueule sur une gamine, je me prends la mère en pleine poire hein)… C’est un festival d’incohérences et de nullité crasse.

Petit point avant-première : nous étions filmés en caméra nocturne pour voir nos réactions, comme toute bonne bande-annonce de film d’horreur qui se respecte. Les producteurs n’ont pas du être déçus, personne n’ayant bronché dans la salle. Pas un haussement d’épaule et même quelques gloussements ici et là. Voilà voilà. Dans le genre navet, ce film se pose-là.

Moi qui ne suis absolument pas familière du genre (d’ailleurs qui suis-je pour avoir un avis aussi tranché ? Juste une spectatrice lambda), j’ai détesté, alors imaginez la réaction des spécialistes de l’horreur. Quand nous sommes sorties, les invités étaient interviewés pour recueillir les réactions, qui n’étaient pas piquées des hannetons.
Bilan de la soirée : un T-Shirt, des dragées, une bonne poilade avec ma pote et… c’est tout !

The Baby est un film probablement destiné à faire carrière en DVD. Si vous avez du temps à perdre un jour de pluie, passez quand même votre chemin, vous trouverez forcément mieux. J’ai été sympa avec ce film, non ?

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