Si l’année 2025 a signé la fin d’un cycle, soit une période où l’on fait le tri, on clôt ce qui doit l’être pour laisser la place à un renouveau, 2026 est censée marquer le début d’une nouvelle ère, avec “une phase de transition [qui] s’installe jusqu’au printemps, avant un véritable redémarrage à l’été“. Et pour le moment, j’attends encore les premiers signes de ce renouvellement d’énergie (positive).
2026 : on efface tout et on recommence ?
Tant au niveau de la vie perso que de la vie pro, l’année 2025 m’a roulée dessus avec un plaisir non dissimulé. C’est sur les rotules que j’ai terminé cette année qui ne m’a procuré que très peu de joie, et surtout beaucoup de chagrin. C’est donc avec un certain enthousiasme que j’attendais 2026, pour repartir sur des bases plus saines, tout en sachant que 2025 laissera des traces indélébiles avec lesquelles j’allais devoir composer. Je ne me suis pas trompée.
2026 : les bases à (re)construire
Au niveau de la vie personnelle, le grand combat qui se profile me laisse d’ores et déjà sonnée. Si la santé de ma mère a été plus que chancelante en 2025, avec de nombreuses menaces de fin de vie, ce début 2026 reste sur la même ligne. Après avoir intégré sa nouvelle, et dernière, maison dans un petit Ehpad à 20 minutes de chez moi, le retour à l’hôpital en passant par la case Urgences a été aussi brutal qu’inattendu. Une mauvaise toux non soignée dans son précédent établissement de suites de soins et c’est la chute : la toux n’en est pas vraiment une, mais s’avère être de l’eau dans ses poumons. Son coeur ne suit plus. Direction le service de cardiologie. Temps à nouveau suspendu en attendant de connaître la suite. Je connais, j’ai l’habitude, mais la fatigue nerveuse me gagne et m’envahit jusqu’à, moi aussi, me noyer.
La solitude extrême m’entoure aussi de ses bras étouffants : une “famille” aux abonnés absents, suite à une coupure nette et précise du faible lien qui subsistait, l’autre branche qui n’a jamais été proche, je me retrouve seule. Ce n’est pas un réel souci au final, tant j’ai l’habitude de ces silences. Mais la fin de vie de ma mère, attendue le plus tard possible, précipitera ce néant.
On ne choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis et connaissances : c’est exactement ce que j’ai choisi d’approfondir cette année. J’ai pu apprécier la présence des amies de longue date, celles aussi sur qui je ne misais pas vraiment (pour cause d’éloignement et/ou de lien étiré au fil des ans) et celles qui ont été à l’écoute au quotidien, réceptacles de mes pleurs et craintes. De nature sauvage et terriblement casanière, je vais devoir changer, évoluer, à mon rythme.
2026 : une année crainte et attendue
La vente prochaine de l’appartement dans lequel je vis (et le bouleversement qui y sera immanquablement associé), la recherche d’un nouveau nid dans des conditions financières très défavorables, la recherche d’un travail qui se fait attendre, le compte bancaire dans le rouge, la santé qui s’étiole… 2026 me fait peur. J’ai l’impression d’être prise dans un filet duquel je ne peux m’échapper.
Et pourtant, je sais que d’ici six mois, ma vie aura pris un nouveau tournant. D’ici là, je vais enfin faire revivre ce blog auquel je tiens, même si je le délaisse régulièrement. D’ici là, je ferai en sorte de retrouver le monde des vivants en sortant pour un ciné ou une simple balade. Pour le moment, c’est encore impossible, je n’en ai pas la force. Mais ça viendra. Et ce redémarrage promis m’apportera l’oxygène dont j’ai tant besoin.


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