Zombillénium : gros coup de coeur du jury « Bulles »

Et oui, je suis un jury à moi toute seule. Zombillénium, Zombillénium… Drôle de nom pour un film d’animation ! Evidemment, inculte que je suis, je ne savais pas que ce nouveau film d’animation est tiré de la BD éponyme à succès en trois tomes. Erreur réparée. Et autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré Zombibi (oui je lui ai donné un petit nom, je suis comme ça).

Zombillénium : une comédie sociale et familiale

Le coup de coeur commence dès le générique qui, pour une fois, sert réellement à quelque chose, puisqu’il « présente » le film et ses principaux personnages. L’évidence est là : pendant 1h20, vous allez aimer être dans une salle obscure avec ou sans rejetons. Car oui, Zombillénium est un film d’animation « made in France » qui a plusieurs niveaux de lectures, permettant ainsi de ne laisser personne sur le bord de la route.

Le synopsis pour commencer :

Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres ont le blues. Non seulement, zombies, vampires, loups garous et autres démons sont de vrais monstres dont l’âme appartient au Diable à jamais, mais en plus ils sont fatigués de leur job, fatigués de devoir divertir des humains consuméristes, voyeuristes et égoïstes, bref, fatigués de la vie de bureau en général, surtout quand celle-ci est partie pour durer une éternité… Jusqu’à l’arrivée d’Hector, un humain, contrôleur des normes de sécurité, déterminé à fermer l’établissement. Francis, le Vampire qui dirige le Parc, n’a pas le choix : il doit le mordre pour préserver leur secret. Muté en drôle de monstre, séparé de sa fille Lucie, et coincé dans le parc, Hector broie du noir… Et si il devenait finalement la nouvelle attraction phare de Zombillénium ?

Humour et fantastique au service des spectatcurs

Par où commencer ? Le style tout d’abord : graphique, en 3D… Les dessins sont beaux, les personnages expressifs et singuliers, l’ambiance « Zombibi » est très bien retranscrite, bref, j’ai totalement adhéré à l’ensemble. L’histoire est basée dans le Nord et son côté industriel, dans une ville un poil fantôme et sinistrée, ajoute une atmosphère qui pourrait vite être pesante, mais qui s’avère être, au final, un personnage à elle-seule. Vraiment bien joué.

Chaque personnage prend chair au fil de l’histoire et les détails de caractère sont d’une finesse appréciable. Il y a Gretchen la sorcière stagiaire tatouée (j’ai adoré), Lucie, la petite fille très mûre pour son âge, Steven le Vampire aux faux airs de Robert P., Sirius, le délégué syndical rockeur, Francis le Boss et bien sûr Hector, le personnage principal. N’oublions la maîtresse de Lucie et les autres monstres / zombies, parfaits dans leur rôle respectif.

L’histoire et ses multiples niveaux de lectures : un pur régal, dans la mesure où chacun y trouvera son compte. De l’histoire « enfantine » faite de gentils monstres et zombies, avec un vampire séducteur et une sorcière tatouée, on passe gentiment à l’étape supérieure de la comédie sociale traitant de la désertification de l’emploi et de l’acceptation de l’autre. Sans parler des quelques références bien placées comme les cercles de l’Enfer, le Cerbère, la pression du « patronat », etc., etc.

Et la musique dans tout ça ?

Comme une cerise sur un gâteau déjà délicieux, la bande-originale est canon. Entre les chansons signées Mat Bastard (ex-Skip The Use) et la composition réalisée par Eric Neveux, le mélange détonnant ne pouvait que prendre. Il y a du rock en pagaille, du blues et des corons (bonjour les frissons à ce moment précis). C’est un véritable plaisir auditif.

Zombillénium : on y va ou pas ?

Quelle question ! Mais bien sûr qu’on y va – dès sa sortie le 18 octobre prochain – sinon on loupe une vraie pépite ! En plus, vous pourrez y aller avec votre marmaille ou entre adultes pour passer un bon moment et ça, c’est royal.

Mille mercis à l’agence Cartel pour l’invitation à cette AVP « de qualitayyy » comme on dit. Coeur sur vous.

Et je vous laisse avec la bande-annonce qui devrait achever de vous convaincre, foi de bulles !

Écrit par
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