Un petit tour et puis s’en va…

2012 ne pouvait décemment pas se terminer sans un petit salut aux urgences de Bichat. Et oui, ça me manquait.
Jeudi, tout mon côté droit s’est retrouvé engourdi, comme avec des fourmis. Vous commencez un peu à me connaître, je n’étais pas tranquille, mais je n’ai pas couru pour autant aux urgences, tête de mule que je suis. Quand l’après-midi pointa le bout de son nez, ma tranquilité d’esprit s’évapora petitement, mais sûrement, à tel point qu’un petit mail s’est retrouvé dans la boîte de réception de ma neurologue.
Je rentre à la maison, je grimpe trois étages et bim, ma jambe se met à peser le poids d’un âne mort. Fuck fuck fuck, c’est parti pour un road trip direction Bichat. Bon, je ne vais pas vous la faire en entier, mais après une IRM et un Doppler (au bout d’une 1h15 d’attente pour une « urgence thrombose »), j’ai été priée de rester pour dire bonjour aux infirmiers-mières du service de soins intensifs de neurologie.
Quelle impression curieuse de revenir dans MA chambre, la chambre bleue qui m’avait accueillie deux ans et demi plus tôt… Quelle étrange sensation de retrouver mes marques, comme si rien n’avait changé. Longtemps, j’ai imaginé cette scène : avoir un second AVC, histoire de clore le sujet. Un petit tour et puis s’en va, on n’en parle plus. Idée bizarre j’en conviens, mais j’avais dans l’idée qu’enfin, cela me permettrait de passer à autre chose.
George ou Carter n’étaient point là…
Mêmes questions, différents médecins (sauf pour une). Je ne me suis pas reconnue. Pas une larme versée, pas une crise de furie. J’étais bien là, mais ailleurs aussi. Bien entendu, je n’ai pas pu m’empêcher de dire (gentiment) à l’interne de lire mon dossier avant de me poser des questions. Bien entendu, quand l’heure du bilan sanguin fut venue, je n’ai pas résisté à (légèrement) m’énerver quand l’infirmier s’amusa à trifouiller ma seule et unique veine encore viable, à tel point que j’ai stoppé la procédure.
Bien entendu, il a fallu que je tombe sur une folle furieuse qui m’a ouvertement accusé de mentir quand, au moment de lire les résultats de mon encéphalogramme, j’ai affirmé ne jamais prendre d’homéopathie ou de phytothérapie… « Pas à moi, pas à moi »… Mais CONNASSE, quel serait mon intérêt de mentir à ce sujet ?!
En parlant de l’encéphalogramme : vive la pâte et le gel qu’on vous colle sur la tête. C’est formidable et ça ne part qu’avec un shampoing… qui n’est pas arrivé AVANT la seconde IRM, mais bien après. J’ai donc parcouru tout un étage avec une « coiffure » hautement glamour. J’avais honte, mais honte ! Rien de vital évidemment, mais bon.
Au final, je suis sortie samedi.
« Ils » n’ont pas trouvé, « ils » soupçonnent un AIT (Accident Ischémique Transitoire), je suis priée de me reposer, de moins stresser et de rappeler si cela recommence, sachant que mon côté droit reste, depuis, « en guimauve ». Charmant. Je suis fatiguée, vidée. Je n’ai pas eu de second AVC et c’est tant mieux, mais la peur était bien là, intense, qui bouffe l’esprit.
Un petit tour et puis s’en va…
Je vais bien, ne vous en faites pas et c’est bien là l’essentiel !
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2 Commentaires

  • Décidément, ces petites alertes récurrentes doivent être une source importante d'angoisse pour toi… N'es-tu pas sensée être tranquille avec un bon traitement de fond ? Comme d'hab les docs sont paumés mais bon, si eux ne savent pas… Oo J'espère que tu vas vite de "désengourdir" et aller mieux en espérant que 2013 te laisse tranquille côté santé. Courage.

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