Snapchat : ma pomme et les autres.

Snapchat. Voilà un réseau social susceptible de créer une réelle barrière générationnelle. Celle où, immanquablement, on se dit qu’on est définitivement passés « de l’autre côté », du côté des vieux qui n’y comprennent rien. Mais on décide de résister (de prouver qu’on existe) et de s’y intéresser d’un peu plus près pour finalement, accrocher à ce petit fantôme.

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Snapchat, tu l’aimes ou tu le quittes.

Snapchat, un réseau entre narcissisme et voyeurisme ?

La question ne se pose même pas, c’est une évidence. Mais ne disait-on pas la même chose de Facebook, Twitter, sans parler d’Instagram ? Snapchat n’est ni plus, ni moins, qu’un réseau social supplémentaire dans cette chaîne alimentaire du narcissisme et du voyeurisme 2.0.

Quel est donc son intérêt ? Sa plus-value ? Cela doit bien exister si Instagram a volontairement décider de copier son copain avec ses Instagram Stories. On attend d’ailleurs impatiemment les filtres qui ne devraient pas tarder, sonnant peut-être le glas du fantôme…

Initialement plébiscité par les « jeunes générations » (hum), le réseau est désormais envahi par les trentenaires, voire les parents de cette fameuse jeune génération. Cette dernière, du coup, est moins joie et félicité. Mais reprenons depuis le début : Snapchat permet donc, grâce à des snaps, de partager sa bouille filtrée en mode pain de mie, abeille ou vieux papy et/ou son quotidien, dans un format éphémère n’excédant pas 10 secondes. La blogueuse bordelaise Faust’In a réalisé un excellent Snapchat pour les nuls, je vous le conseille très fortement pour tout comprendre.

Passant ma vie sur les réseaux, j’ai, bien entendu, eu vent du phénomène et j’ai traversé plusieurs phases : aucun intérêt > Mmmm késsécé > ok je m’inscris > je partage des snaps > j’arrête de partager, vu l’intérêt majeur de mon quotidien > bon en fait j’y retourne. Utile, donc !

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Souriez, vous êtes sur Snapchat !
Snapchat : au final, ça apporte quoi ?

Et bien… c’est une fenêtre sur le quotidien des personnes qui nous influencent et de nos amis. On ne partage pas la même chose sur ce réseau que sur Instagram. Le côté éphémère nous désinhibe clairement et on peut se permettre de rire, de sortir des idioties qu’on garderait pour soi en temps normal. On lâche prise en somme et on aime ça.

Alors que je fais très attention à ne pas trop exposer ma tête en photo, j’hésite beaucoup moins sur Snapchat, merci les filtres qui peuvent te faire ressembler à des bombasses, Harry Potter ou à une tomate. Et comme je dois avoir 10 « followers » maximum, autant vous dire que ça me va. Pour autant, quand je publie (rarement quand même) des snaps sur un article ou mes achats, j’ai réellement l’impression d’un contenu d’une inutilité crasse.

Et c’est là tout le paradoxe. En effet, j’adore suivre les snaps beauté de Rose Poudré (rose.poudre) par exemple, ceux de Carnet Prune (hicarnetprune) avec son ton décalé et frais, les délirants de Madame Parle (madameparle), de Déborah (debosweetparis), de Big Beauty (stephaniezwicky)… Il y en a vraiment beaucoup, on pourrait y passer la journée !

Quand elles parlent de leurs achats, de leurs vacances, de leurs rendez-vous, honnêtement, ça m’intéresse. Je prends des notes, je fais des captures d’écran quand une marque me fait envie, bref, je les suis, je suis influencée, influençable. Mais voilà, si je fais la même chose, j’ai la sensation que c’est nul. Probablement parce que ça l’est.

Avec ma rentrée, je vais mettre la pédale douce, j’aurai forcément moins de temps à consacrer aux snaps. Vais-je avoir l’impression de manquer quelque chose ? Oui et non. Oui pour les snapchateuses qui partagent leurs bons plans et coups de cœur, moins pour les « autres ». J’ai encore du mal avec les médias sur ce réseau ou même les entreprises qui, naturellement, se sont engouffrées dans la brèche. Je n’ai pas cette utilisation du réseau et je ne m’en porte pas plus mal.

Au final, je pense m’en servir en outil de veille pour mon boulot, et peut-être aussi continuer à partager un peu de mes bulles (mon pseudo > bullesdeflo, étonnant n’est-ce pas ?), parce qu’un peu de narcissisme, c’est aussi bon pour le moral et l’acceptation de soi. Et vous, pour ou « contre » Snapchat ?

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4 Commentaires

  • Pour ma part, Snapchat, j’accroche pas tant que ça. Enfin, c’est par phase.
    Je vais avoir des jours où je vais publier pas mal dessus, puis pendant 15 jours rien.

    Tout simplement parce que je n’ai pas envie de blablater 15 ans face à mon téléphone, parce que justement ce petit axe « voyeuriste » me gêne, enfin ça ne m’attire pas quoi. Je pense déjà partager assez de choses sur Instagram, pas besoin de me montrer au saut du lit ou en train de manger 😀

    Et puis je crois que de voir certaines blogueuses sur Snapchat qui m’ont soulées me donne pas envie de souler à mon tour mes lectrices 😉

    • Moi j’aime bien tes snaps ! Reviens Léon ! Mais je suis sur la même longueur d’onde… C’est par phase. Et là, avec le boulot, il va falloir que je m’accroche si je veux rester. 😉

  • Très chouette article.
    J’ai des hauts et des bas avec Snapchat. Comme toi, lorsque je passe à autre chose cela ne me manque pas et par période (lorsque j’ai m’impression que ma vie est un minimum intéressante), je snap ! En voyage par exemple.

    J’adore les filtres qui me font rire et je suis bcp de blogueuses/(snapeuses ?) .

    Pour le coup je n’arrive pas du tout à me mettre à Instagram stories…. à suivre donc !

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