Seven Sisters : un divertissement explosif

What happened to Monday ? Le titre original de ce thriller mâtiné de science-fiction résume presque à lui seul le synopsis du film. Pour faire court : voilà un film d’action bien ficelé, au scénario original (même si cousu de fil blanc parfois) et avec un casting 4 étoiles. Et dix/quinze minutes de trop quand même.

Seven Sisters : vous ne devinerez jamais la fin !

« Vous ne devinerez jamais la fin ! » C’est la promesse marketing accrochée aux culs des bus ou dans le métro. Je brise le mythe d’emblée pour pouvoir rapidement passer à autre chose : si, on devine assez rapidement ce qui va se passer, d’où le côté scénario cousu de fil blanc sur certains aspects. Voilà, c’est dit.

Alors alors, Seven Sisters, ça parle de quoi ? (Merci Allociné)

2073. La Terre est surpeuplée. Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman (Glenn Close). Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman (Willem Dafoe) décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…

Seven Sisters : Noomi Rapace x 7

C’est indéniable, si Seven Sisters fonctionne bien, c’est grâce à son interprète principal : la suédoise Noomi Rapace. Pour faire court : Millenium, Sherlock Holmes et Prometheus. Pas mal non ? Et autant vous dire que dans ce film, elle est formidable. Tour à tour dure, drôle (si si), fragile, femme fatale, geek et si froide, elle crève littéralement l’écran, alors que cette multiplication de rôles aurait pu très rapidement tourner au grand n’importe quoi. Un véritable tour de force.

Côté deuxième et troisième rôle, Glenn Close est étonnante – pas forcément dans le bon sens – en poupée de cire (je n’ai su dire si trop de botox tue le botox ou si c’était pour le rôle) dictant sa loi impériale et le brillant Willem Dafoe est totalement sous-exploité. On ne le voit que trop peu.

LA scène qui fait comprendre que vous devinerez rapidement la fin
Seven Sisters : un film à questions qui laisse un peu sur sa faim

Nous voilà donc dans un futur par si lointain, avec une question légitime : quel sera l’impact mondial écologique et économique de la surpopulation qui ne manquera pas de nous toucher un jour ? Ici, nous sommes déjà « au jour d’après ». Trop de monde, il faut agir et la politique de l’enfant unique est lancée, avec ses conséquences et ses drames.

Alors certes, la « solution » proposée est vraiment et définitivement… enfin pas de spoiler, mais il reste à la fin du film une question en suspend : on fait quoi pour sauver la planète de l’impact humain désastreux ?

Directement sorti sur Netflix aux USA et en Grande-Bretagne (alors là, grosse surprise), Seven Sisters est également un film pas mal truffé d’incohérences scénaristiques, de longueurs, d’évidences et de petits détails grossiers qui m’ont fait tiquer (« Va à droite ! » Et hop, elle file à gauche). Cependant, ils n’impactent pas réellement la qualité de ce bon divertissement. Car oui, c’est un bon film d’action divertissant, pas un « chef d’œuvre » non plus… et qui me laissera un bien meilleur souvenir que Valérian par exemple. Attention en revanche si vous souhaitez y aller en famille, le film est assez violent.

Alors, on y va ?

Oui, sept fois oui (elle était facile). La performance d’actrice de Noomi Rapace est bluffante, le scénario pas génial, mais pas déconnant non plus et la place des effets spéciaux n’est pas trop imposante, laissant la place aux jeux des acteurs. Que demander de plus quand on est à la recherche d’un bon petit film sans prétention (et que Télérama n’a pas aimé, gage de « qualité ») ?

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