Love, friends et autres complications…

Mais que se passe-t-il en ce moment autour du concept de « Sex friends« ?
Ai-je l’esprit mal tourné ou assistons-nous à une véritable recrudescence des films et autres joyeusetés autour de ce concept?
Sex Friends ou encore Sexe entre amis, le choix est large!
Concept de base : pourquoi se fatiguer à avoir un ou une petite ami(e) avec toutes les « complications » que cela peut entraîner quand on a un(e) « sex friend » à portée de main, sans mauvais jeu de mots? Dans un autre genre, nous avons aussi Sex List et son « pitch » de départ sur les femmes ayant eu plus de 20 partenaires et leur supposé difficulté à se poser.
Si l’on va un peu plus loin que le bout de notre nez, nous pourrions nous « réjouir » du fait que les filles ayant eu plusieurs mecs dans leurs vies ne sont plus simplement des poufiasses tandis que ces messieurs sont gentiment catalogués comme des Don Juan ayant des besoins.
Mais il y a quelque chose qui me gêne, tout comme les numéros estivaux de nos bons vieux magasines féminins avec leurs conseils pour devenir « une pro au lit » ou pour « satisfaire votre compagnon et se satisfaire par la même occasion » : il est désormais de bon ton de « coucher » à tout va.
Hop hop hop, on se lâche et on se déride par la même occasion ou comment gagner un lifting naturel en cédant à ses pulsions les plus inavouées! Et puis puisqu’on a un ou une « sex friend » en stock, pourquoi s’en priver?! Est-ce vraiment une nouvelle mode, un nouveau changement dans notre société ou essaie-t-on par tous les moyens de nous prouver par A+B que le sexe n’a que des avantages et que ne pas en profiter serait presque une faute morale?
Sophie Fontanel, avec son livre « L’Envie« , raconte une période de sa vie où elle a connu un véritable « désert sexuel », vécu une abstinence voulue sans pour autant devenir bonne sœur, déçue de ne pas trouver la perle rare qui saurait pleinement la combler, entre autres. Elle n’en est pas morte et curieusement, en ces temps de coucheries à tout-va, de scènes de « cul » diffusées à des heures de grandes écoutes, de pseudos-reportages chocs sur les dessous du marché du X façon Enquête Exclusive, cette journaliste n’est pas passée pour un OVNI. Et c’est tant mieux.
Loin de tomber dans le postulat « Mais mais… (avec une petite larmichette)… et les sentiments dans tout ça? », je me demande quand même à quoi peut bien rimer ce besoin de nous asséner cette vérité qu’on peut parfaitement coucher sans conséquences. Je dois être trop fleur bleue sans doute. Bien entendu, d’un côté comme de l’autre, on peut s’amuser de temps en temps, comme des adultes que nous sommes, mais il y a un moment, et bien, il faut grandir!
Et de l’autre côté, nous avons ce bon vieux cliché de la nana chaudasse versus le tombeur. Je pense que tout comme la parité salaire/compétences, nous n’arriverons JAMAIS à faire passer le message : une nana qui a eu plusieurs « amants » n’est pas une traînée. C’est aussi simple que ça.
A part ça, le sexe, c’est super simple, pas de contrainte, que du plaisir et du sourire et c’est automatique. Ou pas. Et vous, êtes-vous plus ou moins choqué(e) par la banalisation du sexe dans notre quotidien ou cela vous passe-t-il totalement au-dessus de la tête?
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3 Commentaires

  • Le sex-friend ne date pas d'hier…c'est juste qu'il avait pas de nom! Ou alors "plan cul" mais ça c'est plus réservé à celles qui couchent régulièrement avec un mec qui n'est pas leur ami à la base.

    Et d'ailleurs, les nanas qui ont un sex-friend ne s'en vantent pas parce que justement, l'ami en question fait peut-être partie du même groupe d'amis et on a pas trop envie que ça se sache.

    Et le concept de sex-friend sans conséquences est archi-faux, il y a des conséquences et pas forcément les plus heureuses… Généralement le postulat de base c'est : c'est mon pote donc je le connais bien, on s'entend bien, il me fait marrer, je sors d'une histoire difficile et je veux pas me prendre la tête, c'est donc un plan parfait. Seulement voilà, au bout d'un moment les sentiments arrivent FORCEMENT chez l'un comme chez l'autre, on s'attache (puisqu'on fait ça régulièrement, c'est qu'on a envie que ça soit le cas) et on regarde de travers le fait que l'ami en question cherche à se trouver une copine quand on se dit qu'on s'entend bien tous les deux donc que la copine ça pourrait être soi. Au finish, on arrête, on recommence et on arrête encore ça devient malsain et l'amitié en prend un coup car on se connaît différemment malgré tout…

    Pour retourner à son niveau d'amitié "initial", ça prend un temps fou, on ne peut plus plaisanter facilement, il faut laisser du temps et on a une grosse impression de gâchis : 1/ on a plus ou moins fait foirer son amitié, 2/ On a éprouvé des sentiments qui ne pouvaient pas s'épanouir donc on est pas très heureux. La seule chose qui fait qu'on s'en remet, c'est de retrouver quelqu'un qui soit la bonne personne pour soi et patiemment rétablir la confiance avec son ami.

    Donc soit un sex-friend c'est un petit ami dont on a pas conscience (et on va finir avec – mais franchement, je n'ai pas d'exemple), soit c'est une connerie qui va pas très bien finir.

  • C'est vrai que les sexe friends sont une grande mode en ce moment. On assiste à une sur-médiatisation du sujet et "tout le monde" à l'air de dire que c'est génial. Maintenant, vu la valeur des informations trop souvent douteuses qu'on peut voir à la TV, je me pose la question et je pense que le débat devrait être lancé : quel effet cette mode aura t'elle sur les futures générations ?

    Voici un article ou j'ai éssayé de sortir quelques chiffres et ou j'essaye d'ouvrir le débat sur le sujet : http://fleausolution.com/2011/09/sex-friends/

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