Kee Yoon est Jaune Bonbon

Kee qui ? Kee Yoon bien sûr ! Alors que ce fichu mois de décembre passe à toute allure, je continue allègrement ma tournée des spectacles avec le one-woman show de Kee Yoon, avocate pénaliste dans une vie antérieure et nouvellement arrivée sur la scène du Petit Gymnase à Paris.

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Kee Yoon : mais pourquoi est-elle aussi méchante ?! Parce que !

Kee Yoon n’est pas chinoise bordel, elle n’est pas non plus japonaise. Elle est coréenne ! Du Sud ! Et attention, elle pique. La team #1erdegré est priée de passer très rapidement son chemin, sinon, ce spectacle ne vous parlera pas.

Mais reprenons dès le début voulez-vous ? Moi et ma +1 Louisa (on va finir jumelées si ça continue) sommes donc allées au théâtre vendredi soir. Dans une salle enterrée au 28ème sous-sol qui tiendrait dans un mouchoir de poche (mais avec des bancs/sièges confortables, c’est important), Kee Yoon nous parle pendant une heure de son enfance, de sa mère cantatrice, de sa carrière d’avocate et des méchants, les vrais méchants, genre Gargamel. Et elle a ramé.

Elle a ramé, non pas parce qu’elle n’a pas de talent, mais parce que la salle n’était pas là. Elle était ailleurs, dans le pays où l’humour et la dérision n’existent pas. Parfois, j’avais l’impression d’être la seule avec Louisa à me marrer. Il faut dire qu’elle n’y va pas par quatre chemins : ça parle de bébés congelés, de portugais, de chinois, de méchants… Elle a l’humour vif et acéré, tranchant comme il faut, avec son petit sourire qui veut dire « Je t’emmerde connard, mais avec le sourire évidemment. »

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Portrait de Kee Yoon à lire dans Libé.

Devant nous, deux mecs aussi marrants qu’une tombe. Derrière nous, un couple (illégitime ?) qui a occasionné un joli moment de gêne pour l’humoriste et la salle où les rires et les sourires se sont comptés sur les doigts d’une main. A l’exception de Jean-Sarah, portugaise née sous le signe du Scorpion (pas de bol pour elle visiblement), la salle était de glace. Quel dommage !

Soyons honnêtes deux secondes : oui, il y a des choses à améliorer, tout n’est pas parfait. Parfois, je suis aussi restée de glace. Mais non, elle ne méritait pas ça. Franchement, je pense même que si elle se lâche encore un peu plus, si elle passe la seconde en prenant plus confiance en son talent, elle peut cartonner comme jamais.

Je termine ce billet en vous disant qu’elle mérite qu’on lui donne sa chance et qu’elle est l’auteur d’une sacrée chanson de « désamour » qui vaut son pesant de pistaches, façon « Tue tes parents » de Dedo (les deux devraient se rencontrer d’ailleurs, ça serait bien marrant). Allez zou, on plonge en mode « Jaune Bonbon » !

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