Je t’aime ma petite Madeleine ou se souvenir des belles choses

Les Madeleines de Proust.
Qui n’en a jamais entendu parler ou même ressenti? Cette impression de repartir à une époque, un lieu, de ressentir une émotion en un quart de seconde dès qu’on sent ou que l’on goûte quelque chose?
Les Madeleines, j’en ai à foison en ce moment, pour le meilleur et le moins bon.
En boucle dans mon Iphone, même en mode aléatoire, Agnès Obel et son Philharmonics, son Riverside, si beaux, si doux, si envoûtants… Je ne peux m’en passer et pourtant, immanquablement, ces musiques me ramènent au 30 juin 2010 et à la semaine qui a suivi, même si – et c’est plutôt étrange – elles correspondent à une autre période d’hospitalisation. Mais qui dit hôpital dit Bichat… et le reste.
Impossible de m’en sortir, impossible d’y échapper. Comme une boucle éternelle, un boîte de verre.
Et pourtant, mes Madeleines savent être douces et enveloppantes, comme cette odeur d’herbe fraîchement coupée qui me ramène illico dans mon pavillon, dans mon jardin après le passage de la tondeuse à gazon ou encore cette odeur « vieillie », comment dire… dans une vieille maison. Et hop, envoi direct à Chauvigny dans le Poitou.
Se souvenir des belles choses.
Encore une phrase que je pourrais parfaitement me faire tatouer si je le voulais. Se forcer à se souvenir de ce qui rend heureux et oublier, mettre de côté les mauvais moments. Mais parfois c’est beaucoup plus dur qu’il n’y paraît. La rancune peut-être tenace, voire gravée dans le marbre. Quand trop de choses se sont passées, quand trop de choses ont fait mal, des mots, des coups, des attitudes, Madeleines ou pas, impossible d’oublier, de tourner la page.
Alors on se construit d’autres souvenirs, on hume d’autres odeurs, on goûte d’autres saveurs qui nous emmèneront directement au Paradis sans passer par la case « Raison ». On se construit une autre vie, on avance et on espère que les mauvais moments seront enfin derrière nous. Enfin.
Et surtout on sourit, on fait la moue, on se marre, on se fait plaisir et on dit merde aux ennuis, car finalement, le Cercle des Poètes Disparus – ça c’est de la culture – n’avait peut-être pas tout à fait tort… Carpe Diem mes choux et faites-vous des bisous!
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