Médaille d’Or pour le Grand Bain de Gilles Lellouche

Comment ne pas tomber dans la mare aux vannes plus ou moins drôles avec un titre de film comme Le Grand Bain de Gilles Lellouche ? C’est simple, en se concentrant sur l’essentiel, à savoir le film en lui-même. Verdict des urnes : à voir et à revoir. Brillant. Touchant. Drôle.

Les looseurs magnifiques

Le Grand Bain : un casting de dingue pour une histoire douce-amer

Tout commence par une histoire de rond dans un carré. Mais où veut-on m’emmener ? Je décide de me laisser porter par la voix-off, par le texte, par la photographie très belle et même par la caméra à l’épaule (il me semble) qui a failli me coller le mal de mer.

Et puis je découvre un film aux multiples visages, avec en fil rouge la loose quotidienne des protagonistes. Les premiers rôles deviennent les seconds et vice-versa. Les failles se découvrent, se creusent et cicatrisent presque entièrement. Les femmes sont fortes malgré leurs faiblesses et les hommes des looseurs magnifiques.

Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Jean-Hugues Anglade, Philippe Katerine, Virginie Efira, Leïla Bekhti, Marina Foïs, Mélanie Doutey, Claire Nadeau, Alban Ivanov, Thamilchelvan Balasingham… Quel casting de folie pour un film que l’on peut difficilement résumer en une simple phrase, une histoire de quadragénaires qui reprennent goût à la vie grâce à la natation synchronisée masculine, car l’ensemble est plus riche, plus profond.

Comme dans un jeu de construction, la caméra suit le parcours des principaux protagonistes avec Mathieu Amalric et Marina Foïs en tête de pont – les deux sont d’ailleurs parfaits de sincérité, de douleur et de délicatesse – dans la quête de soi, dans l’échec et dans ce qui fait que la réussite est au bout du tunnel.

Bref, je m’emballe certainement, mais j’ai vraiment aimé ce film. D’ordinaire, je trouve toujours 10/15 minutes de trop et là, non. Chaque acteur/actrice est à sa place, dans un puzzle qui prend forme sous nos yeux. J’ai ri aux larmes (vraiment, il y a des pépites hilarantes), j’ai versé ma petite larmichette aussi. J’ai pour habitude de me méfier des critiques dithyrambiques entourant la sortie d’un film, comme si le marketing rendait le tout trop beau pour être honnête. Et là, tel un moment suspendu, Gilles Lellouche m’a emmené à la piscine, sans brassard et j’ai plongé pour ne pas remonter.

Un grand merci à l’agence Cartel de m’avoir permis de voir le film en avant-première, j’apprécie ce luxe. Pour terminer, soyez prêt(e)s dès le 24 octobre pour filer dans votre salle obscure, vous le ne regretterez pas !

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