Gérémy Crédeville : la perfection, à une nuance près…

Après une saison 2015 riche en découvertes culturelles de toutes sortes, je continue sur ma lancée avec un grand blond (sans chaussures noires), plutôt beau gosse, presque parfait et incarnant à lui seul la modestie universelle : Gérémy Crédeville. Actuellement au Théâtre Les Blancs Manteaux, celui qui s’il n’était pas drôle ne serait que beau (sic) enflamme son public pendant une bonne heure.

Geremy-Credeville

Gérémy Crédeville : le serial vanneur.

Avant les grands Zéniths de France et de Navarre, Gérémy Credeville fait donc son show devant un public de salle à banc – comme il aime à le dire (c’est assez bien trouvé d’ailleurs) – très vite conquis par les bons mots qui fusent comme des éclairs. Pendant une heure, l’humoriste nous relate les affres de la perfection faite homme. Et oui, c’est dur d’être beau et intelligent, enfin surtout beau. Mais heureusement pour nous, il n’y a pas que ça à se mettre sous la dent.

Et presque tout y passe, G. est un serial vanneur de haute volée : le Nord et ses clichés les plus tenaces (inceste, alcool, etc.) tient une bonne place dans le spectacle, suivi de près par ses aventures en mode Blablacar (à se faire pipi dessus de rire), les femmes, la drague et bien évidemment lui, lui et encore LUI. Après tout, si le public se déplace, c’est bien pour le contempler de plus près !

Alors on y va ou pas ?

Oui, vraiment, aucun doute là-dessus. Avec ma +1 de chic et de choc Louisa – qui a particulièrement bien su attirer l’œil de notre star du soir – nous nous sommes marrées de bout en bout du show. C’est assez rare d’avoir la larmichette de rire à l’œil, donc c’est un vrai bon signe… à une nuance près.

affiche-geremycredeville

Gérémy Crédeville : la perfection a aussi ses limites.

Gérémy Crédeville, qui a obtenu une flopée de prix divers et variés, a un vrai potentiel de starification sous peu, c’est une évidence. Il a un humour de 28ème degré assumé, acéré, vif, grinçant voire… féroce. Un peu trop féroce à mon goût parfois.

Je suis assez fan de ce type d’humour où il faut avoir l’esprit bien éveillé pour choper les vannes qui volent en escadrille. Tout le monde en prend pour son grade. C’est méchamment drôle… jusqu’à ce que cela vous touche en plein cœur. Et là tout de suite, et bien on rigole un peu moins.

Le point qui fait mal : les grosses. Ah oui ça, les grosses, Gérémy Crédeville ne les aime pas. Elles lui posent un vrai problème. Une vanne, deux vannes… ça passe. Après tout, il faut avoir du recul sur soi et assumer les choses. Très bien. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un humoriste vanne les gros et j’en m’en suis remise. Mais là…

Là où ça coince vraiment, c’est quand on sent que le « point grosse » est un vrai sujet pour lui. Oh je pense qu’une petite grosse dans son lit de temps en temps doit bien le faire marrer histoire de se faire mousser auprès de ses potes ensuite, mais arrêtons-nous là s’il-vous-plaît ! Le moment de gêne absolue est atteint quand Mr BG demande aux femmes de se lever, pour ensuite écrémer celles qui ne lui conviennent pas. Et arrive la question du poids. Vous faites plus de 68 kilos ? A dégager ! Évidemment, j’aurais pu me cacher sous la banquette en velours que je l’aurais fait. De là à penser que G. (surnom made in Dossier de Presse) est un ancien gros qui ne s’assume pas… il n’y a qu’un pas que l’on peut franchir aisément.

Mais on y va vraiment alors ? Parce que là…

Je re-re re… Oui, il faut y aller ! Parce qu’une fois le « point grosse » mis de côté, il faut être honnête deux secondes : G. est vraiment drôle et a vraiment du talent. J’ai passé une très bonne soirée en appréciant l’humour décalé du gars. Et mine de rien, je pense que si l’on prend le temps de lui parler après le spectacle, il peut même s’avérer sympa. Bon moi, j’ai filé la tête basse en évitant de croiser son regard, j’aurais pu vraiment le claquer à chaud sinon. C’est bêta ^_^.

Petite MAJ du lundi qui va bien : après quelques échanges fort sympathiques avec le héros de ce billet, force est de constater que je me suis peut-être un brin fourvoyée. Drapée telle une Drama Queen dans mon énervement du vendredi, j’en ai oublié que le personnage peut être bien différent de son comédien. Donc j’ai fait l’amalgame, je n’aurai pas dû. Gérémy Crédeville n’est pas G. et ça va mieux en le disant. Je confirme donc ce que je dis depuis le début : allez voir cet affreux jojo, parce qu’il le vaut bien !

Edit de juillet 2016 : à froid, en y réfléchissant à nouveau… je suis moins prompte à vous conseiller ce spectacle. Définitivement, même s’il est essentiel de faire la part des choses, de séparer l’acteur de la « personne humaine », j’ai été trop heurtée ce soir-là pour vraiment y arriver. A vous de vous faire votre propre opinion !

Les petites infos qui vont bien : G. est sur Facebook, mais aussi sur Twitter et Instagram. Il joue du mercredi au samedi à 21h au Théâtre Les Blancs Manteaux. Sur Billetreduc, vous pouvez trouver des places de 10 à 20€. Attention, placement libre et la salle ferme à 21h pétantes.

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