Ciné coup de coeur : Rock the Casbah

Il y a des films qui, clairement, vous déçoivent, ou pire, qui vous laissent de marbre. Ressortir d’une salle sans avoir rien ressenti est vraiment dommageable. Le film dont je vais vous parler… comment vous dire : wahou.
J’étais crevée ce jour-là, épuisée, pas bien. Je n’avais qu’une envie, dormir.
Et puis je n’ai pas voulu décevoir mon hôte, alors j’y suis allée. Sans vraiment savoir à quoi je m’attendais, je me suis dit que je ferai ma BA de la journée. J’avais vu la bande-annonce le matin même et j’avoue que je suis restée un poil perplexe.
Rock the Casbah : un coup de coeur, une pépite, 1h40 d’émotion brute.
« C’est l’été à Tanger. Une famille se réunit sur 3 jours dans la maison
familiale suite au décès du père, pour se remémorer les souvenirs et
partager sa perte, comme le veut la tradition musulmane. (…).
L’agitation est à son comble d’autant plus que cet homme n’a laissé
derrière lui que des femmes. Tout va basculer avec l’arrivée de Sofia,
la dernière des filles, celle qui a fait sa vie ailleurs. Actrice
n’interprétant que des rôles de terroristes dans des séries américaines,
elle arrive de New York après plusieurs années d’absence. Son retour va
être le moyen de régler ses comptes avec ses soeurs et bouleverser
l’ordre établi depuis toujours par ce patriarche. Entre rire et larmes,
une hystérie collective va mener chacune de ces femmes à se révéler à
elle-même…
« 
 
Voici typiquement le film devant lequel on passerait sans se retourner. Fatale erreur. Rock the casbah, c’est une atmosphère si particulière, si belle… Ce sont des couleurs qui vous font rêver, qui vous emmènent loin. Ce sont des décors qui vous laissent sans voix.
Rock the Casbah, c’est une histoire qui parle à chacun d’entre nous, même si l’on a pas une famille nombreuse.
Et le casting, fabuleux.
Je ne connaissais personne avant cette projection, hormis le guest de marque Omar Sharif (évidemment).
La mère : Hiam Abbass. Entre force, dureté et émotion, elle est parfaite dans ce rôle. Elle tient sa maison, essaie de « tenir » ses filles. Indispensable.
Les filles : Morjana Alaoui, Nadine Labaki, Lubna Azabal. Trois soeurs totalement différentes, mais qui se complètent parfaitement. Trois rôles clés, trois pièces d’un puzzle qui ne sera plus jamais terminé. Je ne vous en dit pas plus. Les actrices donnent vie à ces personnages d’une façon magistrale.
Filmer le deuil n’est pas la chose la plus aisée.
On pourrait s’attendre à pleurer toutes les larmes de son coeur (oups, je voulais dire corps, le joli lapsus révélateur que j’ai choisi de conserver) pendant toute la séance. Mais avec Rock the Casbah, vous passerez 1h40 de pure émotion, de larmes parfois selon votre sensibilité, mais vous serez essentiellement emporté(e)s loin, très loin.
Quant à la BO… piouf, elle est parfaite. Une chanson d’ailleurs revient plusieurs fois, mais j’ai été proprement incapable de retrouver son titre. Si vous y allez et que vous la connaissez, je suis preneuse de l’info !
Comment vous parler de ce film sans en dévoiler certains aspects ?
Je ne sais pas, alors j’espère que j’ai réussi à vous donner l’envie de foncer dans la salle obscure la plus proche de vous dès le 11 septembre prochain. Ce film restera imprimé en vous très longtemps. S’il vous plaît, allez-y. Courrez-y. Faites ce que vous voulez, mais foncez.
 
Un grand merci à Sandrine Camus et à Pathé pour cette belle invitation que je ne regrette pas d’avoir honoré.
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