5 ans plus tard

Tiens, aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’Ascension, jour béni par la plupart des travailleurs parce qu’une petite pause en pleine semaine, ça ne se refuse pas, c’est aussi la Journée Européenne de prévention de l’AVC (à ne pas confondre avec la Journée Mondiale de l’AVC en octobre).
Et voici donc une occasion en or de faire un rapide bilan de ce qui a changé dans ma vie en 5 longues et courtes années à la fois. 5 ans déjà et 5 ans seulement. Et si je me retourne deux secondes sur mon parcours… et bien il y a de tout, du positif et du négatif.
Je vais bien, tout va bien !

Commençons par le moins fun :
J’ai pris quelques kilos, facilement une quinzaine. Merci la déprime, la fatigue permanente et surtout… la déprime. Difficile de se bouger quand tout part plus ou moins en sucette, donc on rumine, donc… c’est un cercle vicieux sans fin. Et puis un jour, on décide de se bouger, d’essayer de nouveaux sports et non, ce n’est toujours pas ça, parce qu’on n’y arrive pas. Re-déprime.
On se regarde dans le miroir, on vomit ce qu’on y voit. Re-déprime. On essaie de s’habiller de façon pas trop dégueulasse, mais sans grand succès. Re-déprime. Enfin bref, c’est la vie comme on dit.
La fatigue permanente est aussi l’une des nombreuses manifestations de ma maladie génétique. Je suis perpétuellement fatiguée. JE SUIS la fatigue. Il faut donc passer outre la plupart du temps, sinon autant s’auto-momifier dans une grotte et basta.
Bon bof, ce n’est pas très réjouissant tout ça n’est-ce pas ?! On n’est pas là pour pleurer toutes les larmes de son corps non plus.
Terminons donc par le côté « la vie en rose », le plus important, non ?
Grâce à mon AVC, ma neurologue a enfin mis un nom sur le mal qui me pourrit la vie depuis ma tendre jeunesse. Je suis enfin prise au sérieux par le corps médical et ça, purée de pois, ça change vraiment tout. Terminés les « C’est dans votre tête / Il ne faut pas s’écouter / Etc., etc., etc. ». Bon, ce qui ne change pas, c’est ma sainte horreur des médecins en général. Faudrait pas déconner non plus.
Autre point positif : j’ai développé ma vie « virtuelle » avec ce blog et les réseaux sociaux, Twitter notamment. J’ai même trouvé mon boulot actuel via mes gazouillis. Serais-je devenue ce que je suis aujourd’hui, c’est-à-dire un peu moins « ourse », si je n’avais pas été faire un tour à l’hôpital en juin 2010 ? N’est-ce pas biotiful ?
Enfin bref, dernier point notable qui n’en est pas franchement un, je n’y pense quasiment plus. Au début, je connaissais par cœur les dates « clés » comme la Journée Mondiale de l’AVC, celle des maladies rares, etc. Le Jour J, à l’heure H, j’avais même un petit moment rien que moi où tout s’arrêtait, où je me disais « Tiens, c’était il y a 2 ans, 3 ans… » Maintenant, je n’y prête plus attention. D’ailleurs, si j’écris ce billet aujourd’hui, c’est simplement parce que j’en ai entendu parler à la télé. Je passe petit à petit à autre chose, même si mon corps entier reste marqué par « l’événement » via les séquelles bien présentes… et mes nombreux tatouages. Tenter de passer à autre chose, oui, mais oublier, non.
Chacun d’entre nous a connu un événement qui a changé les choses. Je suis curieuse de savoir si vous avez également connu ça. Alors alors, à vous les studios !
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