Twitter splash… Comment je me suis pris les pieds dans le tapis

904 petits choux abonnés à l’heure actuelle. 904 twittos qui suivent chaque jour ou presque mes péripéties à deux francs six sous. 904 raisons d’avoir le sourire chaque matin en disant bonjour à ma timeline.
904, c’est énorme.
Bien entendu, en comparaison des twittos dits influents, ce n’est pas grand-chose, mais je ne fais pas une course à celle ou celui qui aura la plus grosse… TL, donc 904 followers, c’est énorme. J’essaie tant bien que mal de ne pas dire trop de futilités et d’idioties, de ne pas trop me répandre sur mes petits problèmes existentiels façon moi je, moi moi et re-moi, mais parfois, c’est plus fort que… moi, encore. Je partage, un peu, beaucoup, trop.
Voilà près de deux ans que je suis sur ce réseau et j’en découvre encore de belles chaque jour.
Qui n’apprécie pas qui, qui fait quoi, qui parle de qui dans le dos d’untel… C’est fou comme les relations humaines en 140 caractères peuvent devenir « extrêmes ». Pas de place pour le compromis, pour l’ironie. Parfois, j’ai la sensation d’être dans une véritable cour de récré 2.0. Et les cours de récré ne me réussissent pas. Jamais. 100% des gagnants ont tenté leur chance.
Quand j’étais « petite », j’ai appris une chose fondamentale qui a eu du mal à rentrer dans ma petite caboche : ne jamais répéter aux autres ce que l’on a entendu, même si l’on pense bien faire. J’ai pourri mon année de seconde avec ça. Alors vous pensez bien que désormais, je suis une vraie tombe. Les infos rentrent par l’oreille gauche, s’impriment et se font éjecter par la droite. Je prends ce qu’il y a à prendre et jette le reste. Je préfère me faire ma propre opinion, quitte à me prendre quelques tartes dans la poire bien senties.
Donc pour Twitter, c’est la même chose.
Mais moi, comme j’aime ne rien faire comme tout le monde, j’ai récemment testé une autre version de la glissade 2.0, celle qui fait de jolis dommages collatéraux : le tweet qui fâche la mauvaise personne. En même temps, je l’ai fichtrement bien cherché. Un tweet interprété d’une certaine manière, je vois rouge, mais je réagis à contre-temps, une demi-heure plus tard. Problème, j’étais avec deux personnes qui ont pris ladite réponse tardive pour elles. J’inspire, j’expire. J’ai fait une boulette aussi grosse que moi, c’est peu dire.
Explications, je fonds en larmes parce que je suis physiquement épuisée et moralement sur le carreau. Elles n’y sont pour rien, mais ce sont elles qui prennent. Je n’y peux rien, ça coule tout seul. Le lendemain je réalise, bien tard, que je me suis comportée comme une vraie gamine. Le mal est fait. Je l’ai bien cherché après tout. Le temps fera son affaire.
Si j’avais réfléchi deux secondes avant d’envoyer mon tweet tellement sibyllin qu’il en était clair comme de l’eau de roche, je ne serai pas là à écrire ce qui me torture l’esprit. Parce que je suis comme ça. Je sais pertinemment que je dois passer à autre chose, arrêter de guetter l’approbation générale, ne pas me faire du mouron pour « ça ». Ni hérisson, ni paillasson comme je le clamais récemment. C’est bien plus facile à dire qu’à faire.
C’est en trébuchant que l’on apprend.
Je voulais faire une pause de ce réseau qui, parfois, m’intoxique, mais j’y ai fait de trop belles rencontres virtuelles et IRL pour tout envoyer valser pour un problème, de taille, mais un problème.
Alors je garde ma tristesse et mes remords en bandoulière et j’essaie de passer à autre chose. Twitter m’aura bien eu sur ce coup-là. Je n’avais pas « qu’à ». A force de gazouiller ici et là, de prendre les choses comme elles arrivent, de ne plus faire attention, on se prend forcément les pieds dans le tapis.
Bon allez, ceci étant dit, une cour de récré peut être très sympa aussi. On peut se prendre de sérieux fous rires et faire de belles rencontres. Donc voyons le verre à moitié plein : Twitter m’a apporté tellement de bonnes choses, m’a sorti (un peu) de ma grotte que c’est un réseau dont il faut faire partie. Après, c’est comme partout, il faut faire attention.
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8 Commentaires

  • Haaaaaan il est très expressif ton ptit oiseau dépité! L'éternelle question du est ce qu'il faut se déployer ou pas vers les autres, jusqu'où est ce qu'on s'expose etc. … Alors tu sais Florence… du haut de mon grand âge (bah ouais hein mine de rien dans 3 ans et 6 mois j'aurai 40 ans !!! gla gla…)… je crois que je commence enfin à me dire: c'est pas grave et tant pis et à le penser vraiment.

    Tu es comme tu es, tu es qui tu es, avec tes aspérités, ton caractère bien trempé, ta sensibilité, ton petit côté oursonne, ta timidité etc. et tu as le DROIT d'être comme tu es et tu dois être FIERE d'être comme tu es. Tu es une personne que je pense connaître un peu même si on se voit peu et moi je pense que tu es une personne très courageuse, très forte malgré tout, qui a traversé pas mal d'épreuves et qui bien souvent force l'admiration car je défie les twittos de cour de récré d'assumer tout ce que tu as assumé toujours avec le sourire et une sincère dévotion pour les autres…

    Alors tu sais quoi ? Pense à TOI. Si certains ne peuvent pas encaisser des dérapages, ou des réactions, si certains préfèrent t'éjecter comme une malpropre et te bannir, eh bien grand bien leur face. Prends ça comme une libération.

    Tu n'as pas de temps à perdre. La vie c'est comme ça. Les amitiés, les contacts, ça va ça vient. On ne peut pas entretenir à vie certaines amitiés… C'est comme l'amour…

    Quant à Twitter, Facebook, blog et compagnie, c'est un art difficile. A la fois ce besoin de partager, d'exprimer (forcément souvent au travers de son expérience personnelle) et le risque toujours que ça nous revienne en boomerang… parfois ça fonctionne, parfois pas… C'est pas grave. Tu fais ça pour TOI avant tout ne l'oublie pas.

    Que ta trentaine t'emmène vers ce chemin là ma ptite Flo: PENSER A TOI. TOI d'ABORD.

    Le reste, dis toi que ce n'est pas grave… et puis bah… tu feras juste un peu plus attention les prochaines fois 😉

    je t'embrasse

    • Certes, mais je me dis qu'il y a toujours pire que ma petite personne et qu'il faut se botter le cul. Bref, je vais déjà mieux qu'hier et serait encore mieux demain! Yeah!

  • j'ai déjà envoyé un tweet en hésitant puis en me disant "advienne que pourra" et en effet parfois il y en a qui le prennent pour eux, genre tout tourne autour de leur personne, c'est un peu un des dommages collatéraux des réseaux sociaux. Tu prends tout pour toi en fonction de ton état du moment etc…
    ça passera, les incidents de ce genre il y en tous les jours puis les gens passent à autre chose, t'inquiètes… Bises

    • C'est ce que je finis par me dire en fait. Je me suis rongée les sangs et maintenant qu'il n'y a plus rien à ronger, bah je passe à autre chose! C'est la vie, on ne peut pas plaire à tout le monde finalement et des conneries, j'en referai sûrement!
      Des bisous bisous!!

  • Comme dit Julie Adore, tu t'en fous. Sauf que moi j'y arrive pas et que j'ai fini par stopper Twitter, je me suis désinscrite… pensant naïvement que les jolies relations que j'y avais nouées allaient me suivre "en privé"… et pan, une belle claque dans la gueule, que dalle oui!! je suis très amère… on ne m'y reprendra plus…

    • J'ai essayé de faire une "pause", mais je suis trop addict pour le moment. Et puis il y a pas de personnes qui me remontent le moral. Ceci étant, je ne me fais aucune illusion, la grande majorité d'entre eux ne sont pas et ne seront pas de vrais amis! Si je trouve quelques perles, et c'est le cas, je suis déjà heureuse 😉

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