Celle qui reprenait le chemin des écoliers.

Cinq mois. Voilà cinq mois que j’étais en « congé sabbatique ». J’étais, puisque dès aujourd’hui, I’m back dans les backs comme on dit. C’est la fin d’une période au cours de laquelle je n’ai point travaillé, mais beaucoup mouliné.

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(© Robert Doisneau, La Libellule, 1956)

Un congé sabbatique pour rien ?

La grande majorité d’entre vous me dira que j’ai été ultra-chanceuse et que fatalement, j’en ai profité sans forcément m’en apercevoir. Peut-être. Mais en attendant, au cours de ces cinq mois, j’ai été ultra malade comme jamais – mon corps, habitué à tenir sur les nerfs, a vraiment lâché – et j’ai mouliné, mouliné, mouliné…

Quand le corps lâche et que vous le regarder faire, impuissante…

Je devais prendre soin de moi, perdre des kilos, m’occuper de mon stress et de mes genoux. Résultat des courses : j’ai perdu des petits kilos (mais quand même), les ai repris avec la déprime et les médocs (yeah) et suis entrain de les reperdre (pour de bon cette fois). Je devais me reposer et profiter de cette bulle d’oxygène qu’on a qu’une seule fois dans une vie pour parcourir Paris et vous en parler ici.

A la place, j’ai chopé une monstrueuse bronchite d’été qui a mis presque deux mois à me lâcher (merci la cortisone… et donc la reprise de poids) et mes genoux m’ont lâché. IRM, double luxations, des rotules qui veulent vivre leur vie, une arthrose carabinée… mes genoux sont en cours de décès avancés et moi, j’évite les sorties, les week-ends, comme Nantes début août. Et on parle des acouphènes (de merde) qui m’empêchent de dormir dès que je suis couchée ?

Sans parler de la méchante canicule que j’ai évité comme la peste.

Aurais-je été autant malade hors congé sabbatique ? Oui très probablement et ça m’aurait bien ennuyé. Mais quand on est censé être en pause : la barbe !

Quand le travail vous travaille…

Ne pas savoir où je serai dans un an, deux ans… Se demander que je veux faire vraiment de ma vie, jusqu’à la lecture d’un article sur les Chefs Happiness Officers qui m’a ouvert de nouvelles perspectives, se demander aussi si Paris reste mon futur, car Bordeaux m’attire terriblement. Surchauffer du cerveau, tout en entendant les « C’est bien, tu as retrouvé du boulot, t’es tranquille maintenant !« . Mmmm.

Oui j’ai retrouvé du boulot, et je fais donc ma rentrée aujourd’hui. Oui je suis évidemment soulagée, parce je suis attendue et que ça fait très plaisir (on ne va pas se mentir), parce qu’il y a un vrai potentiel d’affirmer et d’étendre mes compétences, d’en apprendre d’avantage au niveau humain/du management et c’est bien pour ça que j’ai souhaité changer d’entreprise, et parce que je ne vais pas à l’usine non plus ! Je n’y vais pas à reculons, la boule au ventre. Et pour avoir connu cette sensation, ça change tout.

Maintenant, un congé sabbatique n’est-il pas la période idéale pour se remettre en question ? Poser les bases d’un nouveau soi ? Remettre les choses à plat, se botter le popotin, quitte à tout envoyer balader ?

On se plaint, mais on devrait se taire, non ?

Une fois tous ces chouinements posés, on respire et on prend le temps de regarder derrière soi. Je me suis, malgré tout, reposée autant que possible. Je reprends le collier avec peut-être (sans doute) plus de questions qu’en partant, mais ce qui est fait (ou pas fait) est fait. J’ai pris le temps de découvrir de nouveaux blogs, de Snapchater un peu et d’aller en Corse, chose que je n’aurais probablement jamais faite en « temps normal ».

Et j’ai aimé ne pas avoir d’horaires. Comme j’ai aimé ça ! Un vrai luxe, peut-être l’ultime d’ailleurs. Tout n’est donc pas si gris souris, tout n’est pas bon à jeter. C’est un travail sur moi que je dois faire : apprendre à voir le verre à moitié plein. J’ai un boulot, des objectifs, quand tant d’autres galèrent pour trouver un travail.

Alors sur ce billet d’introspection fabuleusement intéressant, j’entame donc ma rentrée des classes, avec des nouvelles fournitures, toussa toussa ! Parce qu’après tout, l’essentiel, c’est bien d’avoir un nouvel agenda, non ? ^_^

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