Quand souffle le vent du Nord… on en veut encore !

La découverte de perles culturelles continue de plus belle avec une pièce de théâtre un peu OVNI et surtout très jolie : « Quand souffle le vent du Nord« . Issue du roman éponyme de l’écrivain autrichien Daniel Glattauer (minute culture), cette pièce est un petit bijou, tout simplement.

Leo & Emma, alias Stéphane Duclot et Caroline Rochefort

L’histoire :

« En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d’adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s’excuse, et, peu à peu, un dialogue s’engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s’étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l’un pour l’autre une certaine fascination. Alors même qu’ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l’autre… » Je ne vous en dis pas plus pour préserver le suspense.

Autant vous le dire tout de suite : c’est surprenant, agréablement surprenant.
L’adaptation des textes est efficace avec des textes ciselés, à tel point qu’il est facile de s’identifier aux personnages. Emma, pardon Emmi, est parfaitement « attachiante » et Léo est, ma foi, assez craquant, quoique légèrement « pédant » au début. Les failles de chacun s’affichent assez rapidement et on voit très vite où la pièce souhaite emmener le public, jusqu’à ce que… mais chut ! Pas de spoil !

Le décor est assez étrange, parfois inutile, toujours « inédit ». Après, tout est une question de goût, mais il sert plutôt bien la pièce et ne pollue pas le regard du spectateur qui peut, ainsi, se laisser tout entier porter par le texte.
Mention spéciale à la salle parisienne (gérée par Salomé Lelouch, fille de) : le Ciné 13 Théâtre perché sur la butte Montmartre, près du Moulin de la Galette, qui offre de vrais canapés moelleux en guise de sièges… Le pied intégral, vraiment. Plus que confortablement installé, rien ne peut venir vous détourner de la pièce. C’est parfait.

Et les acteurs alors ?

Ils sont, eux-aussi, parfaits.
Dans le rôle de Léo, Stéphane Duclot, acteur ayant suivi une formation de mime durant 6 ans (étonnant, non ?), est parfait. Il a ce petit côté vieux ronchon dans sa tête mais en fait non, et donne corps à ce personnage qui cherche à refermer une blessure des plus tenaces. Et en plus, il est craquant, ce qui ne gâche rien. Plaisir des yeux.

Dans le rôle d’Emma, Caroline Rochefort est étonnante. Avec un CV long comme le bras, dont un passage par le Cours Florent, et un accent des plus chantant (on entendrait presque les cigales dans la salle), elle insuffle un vrai pep’s dans ce personnage qui cherche à donner un sens à son existence, sans forcément se l’avouer. Elle est particulièrement expressive et ses mimiques sont un atout non négligeable dans cette pièce qui pourrait vite virer au statique.

Alors, on y va ?

Ne sont-ils pas mignons ?

Ah oui, carrément !
Voilà une petite pièce assez courte, d’ailleurs on ne voit pas le temps passer, et dans laquelle on peut se projeter très facilement. Et si j’étais à la place d’Emma ? Et si je me lançais dans une correspondance, moi aussi ? Et si, et si ? Non franchement, je ne vois pas de raisons pour ne pas vous précipiter à Montmartre dès que possible.

Et oui, la pièce – qui joue les prolongations – est encore visible jusqu’au 28 février. Il faut donc vous dépêcher, d’autant plus que la salle est petite, donc les places sont à prendre rapidement !

Les informations pratiques :
Tarif plein : 27,50€. Après, sur billetreduc ou directement sur le site du théâtre, les places peuvent être bien moins chères.
La pièce sera en tournée en 2016, donc n’hésitez pas à vous renseigner sur ici pour trouver votre bonheur.

Allez zou, on file apprécier cette petite brise fraîche tout droit venue du Nord !

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