Ni hérisson, ni paillasson…

Je ne connaissais pas cette expression avant de l’avoir vu sur Twitter, grâce à miss @Elikxir.
Elle n’a jamais autant raisonné en moi que depuis quelques jours… Ni hérisson, ni paillasson. Exactement ce que je suis ou tente d’être, le plus souvent possible.
Je suis timide, très timide.
Quand je ne connais pas une personne ou que l’on s’intéresse d’un peu trop près à moi, soit je me cache sous la première pierre qui vient, soit je revêts la splendide armure à pointes tranchantes et piquantes que je me suis forgée au long des années. Dans ces cas-là, quiconque s’approche de moi se heurte à un mur pour le moins désagréable.
Dans le premier cas, je peux également très vite perdre quelques années et redevenir une petite fille qui a peur de mal faire. C’est usant pour moi et pour les autres.
Ces derniers jours m’ont épuisé moralement.
Se prendre de plein fouet la nature virtuelle de quelques personnes sur un sujet qui demande une certaine ouverture d’esprit m’a contrarié. Vraiment. Énormément. Je ne l’ai pas pris personnellement, une fois n’est pas coutume, car je n’y pouvais absolument rien, c’est un fait. Mais assister à une entreprise de démolition brutale et devoir rester les bras ballants m’a perturbé. Et m’a très vite agacé.
Il m’a fallu une certaine énergie et un self-control pour ne pas mordre, que ce soit virtuellement une fois encore ou réellement. Et puis je me suis vue faire, notamment le lendemain, ce week-end. Tellement fatiguée, tellement cassée… J’en devenais irritable et irritée. Charmant pour mes invités.
Dimanche soir, l’apothéose, ze boulette. Le gros malentendu.
Bref, si j’avais relevé la tête, je me la suis remise toute seule comme une grande dans la boue. Stop. Ras-le-bol, je n’en peux plus. Je ne veux plus me tordre l’esprit à me demander si telle ou telle personne m’en veut encore, comment me faire pardonner, etc. Je suis comme je suis, pour le meilleur et le moins bon. Je suis trop en attente de l’approbation d’autrui. Il faut que je grandisse.
Je ne veux plus être cet enfant de 5 ans, ni cette fille que l’on piétine allègrement, pour celles et ceux qui ne me connaissent pas vraiment en tout cas. Car pour mes amis, je suis encore une autre personne qui déteste royalement qu’on la prenne pour une conne et qui n’hésite pas à le faire savoir, peu importe les conséquences.
Alors il est temps que je montre mon vrai visage : celui d’une femme de 30 ans qui aime faire plaisir à ses amis, prendre soin des autres, mais qui sait aussi se défendre quand on l’emmerde trop longtemps, ou de façon trop ouverte, et qui l’ouvre si besoin.
C’est à prendre ou à laisser désormais.
Ni hérisson, ni paillasson.

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