Miss Carpenter : du théâtre comme on l’aime !

« Mais enfin, tout le monde connaît Miss Carpenter ! The Best actress Oscar 1967 ! » 
Non, je n’ai pas craqué.
Je me suis tout simplement rendue hier soir au théâtre Rive Gauche pour voir la nouvelle pièce de Marianne James (diva jusqu’au bout des ongles) : Miss Carpenter.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai adoré ! D’ailleurs, j’en ris encore.
L’histoire : 
« Miss Carpenter n’a pas l’âge de ses artères ; elle se voit toujours
l’actrice belle et admirée qu’elle était.. au milieu du XXème siècle.
Mais le temps et ses outrages – et surtout la crise et les huissiers –
l’obligent un jour à sortir la Jaguar pour aller décrocher un rôle…
Chanter,
danser, jouer la comédie, Miss peut tout faire ! Mais les auditions
s’enchaînent au rythme des refus et des humiliations… Comment
retrouvera-t-elle la flamme qu’elle dit avoir laissée à Hollywood ? Le
succès sera-t-il à nouveau au rendez-vous ? Pour Miss, tous les excès
sont permis lorsque l’on parle de son talent !
« 
Cette pièce, qui dure 1h30, est simplement hilarante de bout en bout.
C’est donc drôle, totalement décalé, loufoque à souhait, et, au final, pas si superficiel que ça. « Miss Carpenter » est une pièce comme je n’en avais pas vu depuis longtemps (peut-être à part « Mur » dont les textes ciselés sont un pur bonheur) avec une mise en scène recherchée qui sert parfaitement un texte aux petits oignons, idéal pour le quatuor qui a enchanté la salle hier soir.
Le quatuor, parlons-en :
– Marianne James, que l’on ne présente plus, est ici géniale. De toute façon, je ne suis pas vraiment objective puisque je l’avais adoré en Ulrika von Glott dans l’Ultima Recital (d’ailleurs, un charmant petit clin d’oeil se glisse dans Miss Carpenter). Transformée en blonde fatale, la diva trouve ici un rôle à sa (dé)mesure.
– Les « boys » de Miss Carpenter, alias Pablo Villafranca, Bastien Jacquemart et Romain Lemire, sont « les » éléments indispensables à la pleine réussite de cette pièce. Tour à tour charmeurs, drôles, méchants… ils sont parfaits. Je n’ai rien trouvé à redire à leur prestation, tout en finesse alors que certaines situations prêteraient parfois à sortir la grosse artillerie.
Je sais, je suis dithyrambique, il y a trop de guimauve là-dedans.
Le problème est que je ne trouve pas de point « gris » ou noir à cette pièce où le chant prend une place à part. Presque LE cinquième rôle. Marianne James a une voix, voilà quoi et grande découverte, les garçons possèdent aussi un organe (et pas que) très intéressant. Bluffant même.
Sinon, que vous dire.
Le téléphone qui sonne façon Miss Carpenter restera dans ma mémoire, tout comme LA scène de la radio, avec une pointe d’AC/DC qui a fait décoller la salle ou bien encore celle de la lecture du script « nordique » où Miss Carpenter « roucouuuule ». Je ne vous en dis pas plus, parce qu’il faut « le vivre » pour être mort de rire.
Miss Carpenter est une femme moderne et 2.0, puisqu’elle est sur Twitter et Facebook.
Vous trouverez la bande-annonce ici (parce que je n’arrive pas à l’intégrer dans ce fichu billet).

Vous êtes convaincus ou au minimum, intrigués ? Voici quelques infos :
Représentations : du mardi au samedi, en alternance, soit à 19h, soit à 21h, jusqu’au 29 décembre.
Théâtre Rive Gauche, 6 rue de la Gaîté, Paris.
En un mot comme en cent : allez-y.
Dans un contexte de morosit »ude » avancée, vous sortirez hilares, déconnectés et sur un petit nuage. Franchement, le grand luxe.
Écrit par
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