Minute Culture Confiture

Roulement de tambours : voici venir la Minute Culture Confiture!
Késako me direz-vous? Et bien c’est un petit melting-pot des nouveautés culture à voir cette saison, que ce soit dans les musées, au ciné… ou ailleurs. Comme je ne suis pas une spécialiste, je vous livre mon ressenti comme ça, à chaud ou à tiède.
Pour commencer, hop hop hop, un premier bon plan si vous en avez assez des salles parisiennes sans âme et qui coûtent un bras à chaque séance. Let me introduce you le Studio 28, un cinéma art & essai, mais pas seulement. 
Niché au coeur de Montmartre, à même pas un jet de pierres des Abbesses, cette salle a une programmation éclectique, de qualité et vous offre même la possibilité de voir un film en passe d’être viré des multiplex comme Inception ou Tournée par exemple. Outre la programmation, cette salle est absolument charmante avec ses lustres à pampilles, ses sièges en velours rouge et son rideau cachant l’écran (un détail qui change tout). Et si vous êtes fan d’Amélie Poulain, sachez que des scènes du film y ont été tournées! Une pépite je vous dis!!!
J’ai donc inauguré le Studio 28 avec le dernier film de Bertrand Blier : le bruit des glaçons. Un pur bijou d’humour noir. Des dialogues ciselés, des acteurs formidables (Dujardin, Dupontel sans oublier Anne Alvaro (superbe second rôle) et Myriam Boyer)… qu’ajouter de plus? Seul très léger bémol : une fin quelque peu alambiquée, mais qui n’entame en rien mon coup de coeur pour ce film à aller voir d’urgence, celui-ci n’étant pas diffusé dans beaucoup de salles.
Deuxième cuillère de culture confiture, l’expo Karl Lagerfeld à la Maison Européenne de Photographie. Située dans le Marais, métro Saint-Paul, cette « maison » est une bulle qui permet aux quidams comme vous et moi de voir des expositions somme toute accessibles et a priori intéressantes. Et c’est là que le bas blesse, pour l’expo Karl du moins. Karl est célèbre, Karl s’y connaît en photos, Karl mérite bien une expo. Jusque là, ok. Oui mais non.
Oui parce qu’il ne faut pas être de mauvaise foi, la majorité des travaux de Mr. Lagerfeld est belle et intéressante à regarder, ne serait-ce que d’un point de vue technique.
Non parce que la première partie est ce que j’appelle très franchement du foutage de poire. Des photos floues en veux-tu en voilà (du flou artistique très bien, mais du flou quand même), des photos d’escaliers new-yorkais de face et de 3/4 (vous visualisez?), des photos de traces de pneus artistiquement floutés…
Je vois d’ici les commentaires offusqués par tant d’inculture. Certes, et je le dis assez souvent, je ne suis pas une experte en la matière. Mais justement, petite parisienne de base lambda, j’aime aussi me cultiver et ne pas être prise pour une truffe sous prétexte d’élever mon niveau.
Toujours non parce que cette expo est un hymne à Baptiste Giabiconi, le toy boy, pardon, la muse de Karl depuis quelques petites années. Baptiste par ci, Baptiste par là, Baptiste mis au même niveau que David Fincher ou Jack Nicholson… ça me dérange. Trop de B. tue le B. Qu’il profite de ses années de (belle) jeunesse et qu’il fasse sa vie. Mais de là à le mettre à toutes les sauces, on frise l’indigestion.
Troisième cuillerée : les spots de publicité actuellement visibles on TV. Oui, la télévision fait partie de la culture. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais les créatifs nous en mettent plein les mirettes en ce moment. Entre Jude qui, dans sa non-barbe, baragouine un anglais top pour attraper sa blonde qui se demande comment le reconnaître alors qu’il est le seul mâle à trois kilomètres à la ronde, l’autre blonde qui se croit dans une comédie musicale pour nous forcer à avaler sa purée Mousline, moi je vous le dis, je suis régulièrement morte de rire.
Must absolu depuis une semaine, la dernière « réclame » du parfum Chloé. Vintage à souhait. Camel jusqu’à plus soif, Mercedes rutilante façon 80’s et surtout brushing Dynasty, cette publicité est un savant mélange d’une femme Barbara Gould qui aurait rencontré la femme des années 80 de notre Sardou national. Tiens d’ailleurs, en parlant de Michel… que dire de sa nouvelle version de « Femmes… version 2010 »? Un désastre, une ode aux clichés pourris.
Ici prend fin le premier épisode de la Minute Culture Confiture, saveur myrtilles. A venir, d’autres petits pots de culture à étaler sur sa tartine, tranquillement, avec son journal.
Sinon et pour terminer, je viens de céder à la tentation du Diana, un appareil photo Lomography. Et ça promet des clichés assez sympathiques en ces temps d’uniformisation de l’expression. Article à venir!
A vous les studios!
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