Minute Culture Confiture – épisode 3

Après quelques jours de veille volontaire involontaire, revoici la minute la plus attendue de la Blogosphère*, n’ayons pas peur des mots : la Minute Culture Confiture – épisode 3! Au programme cette semaine : du beau, du rire, du grinçant, du dessin, du voyage. En résumé, les indispensables d’un agenda culturel bien rempli. 

Façon Télématin, adepte de la promotion des pièces/expos trois jours avant la fermeture, je vais vous parler d’une pièce de théâtre qui se termine à la fin du mois, il faut donc prendre dès la fin de ce billet (lisez-le en entier quand même, merci pour l’artiste) des places direction le Théâtre de la Pépinière et plus particulièrement… Les Amis du Placard.

Le résumé de base : « Profitant d’une vente promotionnelle dans une grande surface, Jacques et Odile se sont achetés un couple d’amis. Ils les gardent dans un placard et les sortent régulièrement dans l’espoir de passer de bonnes soirées. Jour après jour, ils se montrent de plus en plus exigeants avec ces amis qu’ils ont tout de même payés assez cher.« … Pour la suite, il faut le voir.
Pour aller droit au but : j’ai adoré. D’ailleurs, c’est bien simple, je l’ai vue deux fois. La première fois au théâtre et la seconde via Paris Première et une captation en direct. Les quatre acteurs sont excellents, Didier Bénureau et Romane Bohringer en tête, ce qui ne gâche rien au plaisir.

Déconseillée aux enfants, ne serait-ce que pour une scène de marionnettes qui ne dépareillerait pas avec l’ambiance régnant à Pigalle, cette pièce de Gabor Rassov est piquante, mordante, acide, drôle et au final effrayante, notamment sur la nature humaine. Pas de temps mort, des dialogues ciselés… que demander de plus?! Par contre, peut-être un léger bémol sur le décor, mais bon, c’est un avis purement subjectif.

Le conseil du jour : foncez-y, vous ressortirez avec le sentiment d’avoir passé un vrai bon moment.

Deuxième idée de sortie : l’exposition BVLGARI au Grand Palais à Paris, ouverte du 10/12 au 12/01/2011.

A 12€ l’entrée, pas de tarif réduit pour les séniors (oui, je trimballe ma môman), je n’avais qu’une espérance, ne pas me faire piéger par une expo « bling » mais au final « toc ». Je n’ai pas été déçue. C’est beau, brillant, éclatant. Cette exposition, c’est « l’occasion de découvrir une saga de 125 ans illustrée par plus de six cents joyaux« . On s’en met plein les yeux.
Outre les différentes collections dédiées à la Dolce Vita ou bien encore à Élisabeth Taylor (mon Dieu, son corps est une bijouterie de luxe à lui seul), les dessins de ces chefs-d’œuvre sont exposés en fin de parcours. Même « ça », c’est beau.
Enfin, la scénographie, est elle-aussi, très belle, surtout à l’entrée du parcours. Le reste ne casse pas trois pattes à un caneton, mais elle permet au visiteur, hors « dames » cf. ci-dessous, de ne pas être trop agglutiné devant les vitrines.

Un impératif, ou plutôt deux, voire même trois : même si la queue vous semble inexistante à l’entrée, sachez qu’il suffit de quelques « dames » en fourrure pour rapidement vous boucher la vue. Elles mettent « trois plombes » à regarder chaque parure, donc c’est la cohue devant les vitrines au bout d’un moment. Donc : venez tôt!!!

Ensuite, à mon grand étonnement, il est possible de prendre des photos. Au début, munie de mon reflex, j’étais en embuscade pour ne pas me faire virer manu militari par messieurs les gorilles et puis les flashs crépitants sans soucis, j’ai pu laisser libre cours à mon envie… pour une courte durée, ce qui m’amène à mon troisième impératif : munissez-vous du bon appareil photo, capable de zoomer pour faire de belles photos. Si vous avez un reflex, prenez le bon objectif. Évidemment, mon côté truffe internationale a fait qu’avec un 18-55 mm, ça ne rend pas bien. Exit les photos.
Le conseil du jour : ne tardez pas trop, le bouche à oreille va finir de convaincre les indécis et vous en serez quitte pour vous prendre deux heures de queue dans les dents.

Troisième et dernier coup de cœur « culture » : une BD voyage/guide touristique.

En fait, j’ai un peu de mal à définir la chose, tellement elle sort des sentiers battus. Let me introduce you Tokyo Sanpo, la BD de Florent Chavouet.
L’auteur accompagne sa copine qui doit faire un stage de 6 mois à Tokyo. De promenade en promenade dans les différents quartiers de Tokyo (Sanpo signifie promenade en japonais), une rue, un magasin, des personnes qui passent finissent croqués sous le coup de crayon affuté de Mr Chavouet. Une vision du Japon à travers Tokyo se dessine au fil des 208 pages.
Ce livre est à recommander aux amateurs de beaux dessins, aux voyageurs aguerris comme à ceux du dimanche, voire même, comme moi, à ceux qui voyagent par procuration du haut de leur canapé.
C’est drôle, finement observé (enfin je suppose) et mine de rien, ça donne quelques clés pour un futur voyage au pays du Soleil Levant, histoire d’avoir certains repères et d’éviter les impairs.
Le conseil du jour : voilà une belle idée cadeau pour tout globe-trotter en herbe… ou pas. Vite, on le commande sans sourciller!

En résumé, avec ces deux idées de sorties et cette BD, vous avez de quoi nourrir votre imaginaire pour cette fin d’année et ça, ça n’a pas de prix.

Ami(e)s de la culture confiture, je vous salue! 
* Humour toujours
Écrit par
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