Minute Culture Confiture – épisode 2

En ce début du mois de novembre, voici un petit florilège des choses dites culturelles à voir et à lire d’urgence pour se remonter le moral et/ou se cultiver en se faisant plaisir.
Commençons par une exposition qui ne fait pas trop parler d’elle et pourtant, elle vaut le détour : Baba Bling au musée du Quai Branly.
Déjà, premier coup de cœur, le lieu. Je ne connaissais absolument pas ce musée, pensant, à tort, qu’il fallait trois plombes pour y aller. Erreur. C’est simple et bien indiqué. Il n’est plus possible d’utiliser cette fausse excuse pour ne pas s’y rendre. Ensuite, le jardin sauvage mais savamment entretenu est splendide et donne une sensation « campagnarde » en plein centre-ville. Une petite bulle de paix. Un oasis de calme. Je plussoie (et oui, j’importe le vocabulaire facebookien ici).
Entrons dans le vif du sujet.
Petits bémols d’entrée de jeu : le prix et la boutique éphémère qui précède l’exposition. En gros, c’est un peu du pousse au crime, façon « Achetez mes agneaux avant d’entrer« . Un brin trop consumériste comme vision pour moi. Quant au prix, ma foi, la culture se fait de moins en moins accessible et mauvaise surprise, les séniors n’ont pas le droit à un tarif réduit. Vrai bémol donc.
Concernant l’exposition en elle-même et sans trop en dévoiler, c’est beau, intelligent, avec une scénographie bien composée. Le postulat de départ est celui-ci : comment une communauté d’immigrés a créé une culture unique en laissant sa propre culture d’origine s’imprégner des influences, coutumes et croyances de leur pays d’adoption. Tout est dit. Mélange d’influences chinoises (Singapour) et indiennes, de tradition et de modernité, les photos, costumes (les tissus entièrement perlés valent à eux seuls le détour) et meubles tout droits sortis des salons « Baba » transpirent le beau, le bling chic et pas toc. 
En un mot comme en cent : allez-y!
Sans transition, passons au 7ème art avec « Les Petits Mouchoirs » de Guillaume Canet. On a à peu près lu tout et son contraire sur ce film, alors vous ne trouverez ici qu’un avis purement subjectif.
Suite à un événement indépendant de ma volonté, je me suis gentiment trottée à la séance de 9h15 pour voir ce film. Je sais, c’est beau. Et là, je percute une chose simple : le film dure pas moins de deux heures et demi! Diantre, c’est long! Pour un film français en plus…
Étant venue à bout sans encombre de la séance, mamie raclant sa gorge pendant TOUT le film mis à part, je n’ai pu que constater que… j’ai aimé! Évidemment, tout comme les 60 millions de réalisateurs que nous sommes, j’ai un avis sur tout, alors personnellement, j’aurais enlevé entre dix et quinze minutes pour « pepser » l’ensemble. Ceci étant, c’est bien fait, bien joué, les personnages attachants. Que demander de plus?!
En un mot comme en cent : courrez-y!
Enfin, terminons par le rayon BD/Livres de cet inventaire.
Je viens de terminer le troisième tome de la trilogie des Spellman (Spellman & Associés, Les Spellman se déchaînent et la Revanche des Spellman). Ces trois livres sont simplement excellents. C’est drôle, inventif, enlevé avec des dialogues ciselés. Un pur bijou. Et quel joie de constater que ce ping-pong verbal absolument jouissif est à la hauteur tout au long des trois épisodes!!! Amateurs d’histoires pas forcément réalistes mais rondement menées, sans temps mort, ces trois opus sont faits pour vous.
En un mot comme en cent : plongez dans cet univers sans appréhension!

Le mot de la fin pour ce melting pot culturel avec deux bandes-dessinées : le troisième tome de Joséphine et le second ouvrage de Margaux Motin
La théorie de la contorsion, de Margaux Motin, est une compilation, mais pas seulement, des planches disponibles sur son site. C’est drôle, léger et impertinent. Maman overbookée pas coincée, l’auteur nous fait partager ses petits moments du quotidien pas forcément glamour mais toujours drôles sous sa plume. Le meilleur teasing? Ma mère, 62 ans, se poilant et rougissant avec forces « Rhôô… » à la lecture de l’oeuvre. Tout est dit.
Joséphine change de camp, troisième tome de l’héroïne éponyme, suit le mouvement initié par les deux premières BD. Tout comme M. Motin, c’est drôle et finement observé, l’impertinence 1er degré en moins. L’auteur hume l’air du temps avec brio et retranscrit le tout sous forme de planches qui se dévorent en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
En un mot comme en cent : offrez-vous quelques moments de rires bien mérités!

Voilà, il y en a pour tout le monde.
Si vous aussi vous avez des bonnes idées de sorties, lecture, etc., faites passer le message!

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