[Livre] Un parfum d’herbe coupée par Nicolas Delesalle

Et voilà, une fois encore, je me suis laissée influencée par une twitta influente. J’ai bien fait. Miss Louisa (oui, encore elle, elle me poursuit) m’a, il n’y a pas si longtemps que ça, donner envie de replonger mon nez dans un bouquin. Il faut savoir que je n’ai jamais le temps ou je suis sévèrement atteinte de flemmite aiguë. Donc j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai cliqué. « Un parfum d’herbe coupée » de Nicolas Delesalle était dans mon panier. Quelques jours plus tard, elle me l’offrait avec une jolie dédicace de l’auteur. Carton plein.

herbe
Vous sentez la bonne odeur d’ici ?

Je ne connaissais pas le personnage. Visiblement, j’étais à côté de mes pompes, puisque @Koliadelesalle semble connu comme le loup blanc (il est, entre autres, journaliste à Télérama et reporter de guerre). C’est donc « vierge » de tout a priori que j’ai entamé la lecture de son premier roman. Et j’ai aimé. En fait, j’ai adoré.

Voici donc l’histoire de « Kolia », de sa famille, de son chien Raspoutine… Sa vie, son oeuvre, de ses jeunes années aux débuts de sa vie d’adulte, sont partagés en 285 pages. J’ai aimé ce livre, parce qu’il est beau, parce qu’il convoque un nombre incalculable de mes propres souvenirs, parce que j’aime l’odeur de l’herbe coupée.

L’écriture est fluide, jolie et pas ampoulée comme j’ai pu le craindre un instant. Parfois, certaines tournures laisse entrevoir un romancier qui se regarde écrire, mais ce sont des moments très fugaces, aussi éphémères qu’une bulle de savon. Alors je passe au paragraphe suivant et me replonge dans ma jeunesse.

souvenirs

« Un parfum d’herbe coupée » se dévore comme un paquet d’Oursons guimauve (ou un paquet de Pim’s, c’est vous qui choisissez). C’est bon et ça ne pèse pas sur l’estomac. A chaque chapitre, on en apprend un peu plus sur les personnages et on s’attache. Ces petites mignonneries en font un beau roman. Évidemment, j’ai tout de suite accroché à Raspoutine qui m’a instantanément rappelé mon premier chien : un(e) berger(e) allemand(e). Mon adoration.

En fait, c’est bien simple, ce livre est une Madeleine de Proust couchée sur papier. Chacun pourra se réapproprier chaque épisode marquant et se remémorer où il/elle se trouvait tel jour, à telle heure. Un peu comme un 11 septembre en beaucoup, beaucoup plus heureux.

N’hésitez plus et foncez chez votre libraire (IRL ou virtuel) pour vous offrir un vrai plaisir de lecture. C’est garanti 100% testé et approuvé.

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