Le parfum, mon parfum

Sans lui, je me sens nue.
Sans lui, je ne peux partir de chez moi sans une sensation d’oubli, de manque.

Une bouffée, un pschit, avec ou sans vaporisateur « poire ». Un nuage, discret, ou une touche sur chaque poignet. Sensualité cachée, au creux du cou. Envoûtement des sens. Sucré, fruité, boisé. D’été, d’hiver ou pour les quatre saisons. Arme fatale. Laisser une signature, un sillage. Le parfum.

Mon parfum ou plutôt mes parfums : ceux d’adultes, pas d’adolescentes ou d’enfants.
Notre histoire a commencé tôt, très tôt, par une douche d’Heure Bleue de Guerlain, »parce que ça sent krobon môman« . La maman en question s’en souvient encore.
L’aventure a continué avec l’Air de Temps, puis Deci Delà de Nina Ricci. Un délice olfactif et un vrai regret depuis son arrêt.

Chat sent bon! Humour… 🙂

J’ai toujours choisi mes parfums en fonction de vrais coups de coeur. Peu importe les « sorties » du moment ou le marketing mis en place. Je me fonds dans un parfum (ou l’inverse?), il n’y a rien de plus vrai, à un point tel que je ne le sens plus. Combien de fois m’a-t-on dit « Tiens, on sait que tu es dans le coin, on a repéré ton parfum ». Alors je demande si j’en mets trop : réponse négative. Je souris.

Le seul, l’unique

Je croyais être plutôt du genre fidèle, mais ma fidélité n’a finalement qu’un temps. Tendre Poison de Dior, Coco Mademoiselle de Chanel puis Nina de Nina Ricci, tous ont accompagné MON parfum, celui qui correspond le mieux : Miracle de Lancôme. Je ne sais même plus depuis combien de temps je le porte.

Parfois je lui fais faux bond, un jour avec Nina, l’autre avec Coco Mademoiselle, mais tel un aimant olfactif, je reviens toujours « à la maison ». Ce parfum, c’est moi. Impression d’être unique, don du sourire, même fugace, petit plaisir personnel… Non décidément, je ne pourrais me passer d’un parfum, de mon parfum.

Depuis mon AVC, je sens les choses de façon beaucoup plus intense, pour le meilleur et le pire. Les odeurs de nourriture m’écoeurent, les parfums trop forts m’incommodent encore plus qu’avant (que dire du célèbre musc/vanille de The Body Shop qui devrait être tout simplement interdit de vente, tout comme son cousin le Monoï en été?) et je fuis le Lys, dont je suis allergique, comme la peste.
Par contre, bonheur ultime, j’aime humer l’odeur de l’herbe coupée ou mouillée le matin en arrivant au boulot et partir dans mes souvenirs le temps d’une Madeleine de Proust. Plaisir et joie sans cesse renouvelés.

Côté masculin, j’aime particulièrement L’Eau Sauvage de Dior. Tout ce qui contient du vétiver me fait voyager et me colle le sourire pour la journée. D’ailleurs, j’ai eu ma période Vétiver de Carven, mais on n’en trouve plus.

Je connais certaines personnes qui ne se parfument pas. Respect, franchement, car je suis complètement « addict », impossible de décrocher de cette touche finale qui parfait une tenue, de base ou plus formelle. Ce n’est plus un accessoire, mais bien une partie de moi-même.

Et vous, quel parfum portez-vous?
Etes-vous aussi addict ou en portez-vous de façon occasionnelle?

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