The Imitation Game : quand Sherlock casse Enigma…

Mais oui, hypnotise nous Benedict !
Après le coup de cœur de la semaine dernière avec « Une merveilleuse histoire du Temps » (billet qui, pour une raison inconnue refuse de se laisser publier sur la nouvelle version du blog), me voici de retour avec The Imitation Game (Imitation Game en français, ça change tout d’enlever le « The »), le film retraçant la vie d’Alan Turing, mathématicien et cryptologue britannique connu pour avoir, avec son équipe, cassé Enigma, la « célèbre » machine allemande qui cryptait toutes les conversations allemandes durant la Seconde Guerre Mondiale.Autant le dire tout de suite, le film est entièrement porté par son acteur principal : Benedict Cumberbatch, alias Sherlock pour les sérievores avertis. Avec sa voix de baryton et son charisme impressionnant, il emporte tout sur son passage, même si l’on peut peut-être regretter son jeu très proche de celui de Sherlock, à la limite de l’autiste de haut niveau.

Et le scénario alors ?
Le film s’attarde donc sur la période charnière de la Seconde Guerre Mondiale qui a permis de comprendre et de casser Enigma. En filigrane, on survole la vie d’Alan Turing, ses compagnons d’aventure, sa sexualité, son travail de mathématicien… jusqu’à sa triste fin. Oui en fait, on survole tout, mais à mon grand étonnement, ça passe plutôt bien. Reste un film plutôt consensuel, taillé dans les grandes largeurs pour les Oscars. D’ailleurs, avec sept nominations dont celles du meilleur film et du meilleur acteur, on voit bien que le comité ne s’y est pas trompé.

Le « vrai » Alan Turing

Et le casting alors ?
Benedict Cumberbatch mis à part, le casting s’en sort pas mal… si on apprécie la présence de Keira Knightley, assez transparente comme à son habitude. Elle joue le rôle de Joan Clarke, cryptologue qui a intégré la team « Turing » pendant la période Enigma. Elle a également été pendant un temps la fiancée d’Alan Turing.
Le reste du casting est assez bien trouvé, de l’impitoyable Charles Dance (qui nous refait ici un petit coup de Tywin Lannister dans le genre odieux) au choupinou Matthew Goode, en passant par Mark Stong. Peu de femmes ici, mais c’est aussi l’époque restituée qui veut ça, la place de la gente féminine étant réservée au secrétariat.

Bref, aucune aspérité et une place principale trustée par Sherlock. C’est SON film, point barre.

Et la réalisation alors ?
Bon, rien à dire. Tout comme « Une merveilleuse histoire du Temps », c’est très académique et assez joliment filmé. Pas de surprises, ça glisse tout seul.

Bon alors, on y va ou pas ?
Je dis oui. The Imitation Game vous permettra de passer un bon moment au cinéma. Ce n’est pas un film qui vous marquera au fer rouge, mais c’est un bon divertissement qui lave le cerveau comme on peut en avoir besoin en ce moment.
Ma note : 4 sur 5.

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