Goût de brioche, une pointe de déception

La brioche est partout. Chez vous, chez les pâtissiers, dans les médias… et même chez les plus grands toqués comme Guy Savoy. Sans oublier la guéguerre galette des rois / brioche des rois bien entendu. Bref, si vous êtes passés à côté de cette nouvelle tendance culinaire, vous n’êtes probablement pas parisien (snobisme inside).

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Christian Boudard – Super Briocher en chef

Donc, comme je suis un vrai mouton qui s’assume, me voilà un après-midi de janvier du côté de St Germain-des-Prés, chez Goût de Brioche, « la boutique de la brioche feuilletée » par Christian Boudard, alias le pâtissier du restaurant de Guy Savoy.

Après la folie des macarons, madeleines, choux, chantilly, pomme poire scoubidou, etc. la boutique monoproduit « brioche » a donc débarqué en force rue Mazarine à Paris dans une nano échoppe de la taille d’un mouchoir de poche. Évidemment, il y a une file d’attente de foufou. Évidemment également, il n’y a qu’une serveuse qui fait de son mieux pour ne pas se laisser déborder, tout en gardant le sourire. Mission réussie. Même si j’avais déjà une idée assez précise de ce que je voulais (gourmande inside bonjour), j’ai dû changer mes plans en voyant qu’une recette n’était plus disponible.

Alors, la brioche feuilletée, ça donne quoi ?

La brioche, j’aime ça. Je suis plutôt brioche bien épaisse. Envoyez-moi une Gâche de Vendée moelleuse à souhait et je suis au Paradis. Alors quand j’ai vu que « Goût de Brioche » proposait des brioches « feuilletées », j’ai volontairement revu mes critères de dégustation. Et pourtant, j’ai été un peu déçue.

Aux fruits confits, au Gianduja, aux pralines roses, pomme-cannelle ou encore pistache-abricot, il y en a forcément pour tous les goûts. Il y en a également en version salée avec la version aux champignons, Lorraine ou végétarienne.

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Ce qui m’a dérangé n’est pas tant le goût, mais plutôt la texture. Difficilement mangeable de façon « classe », on s’en met rapidement partout. Le fond en papier reste collé dans son petit carton, ce qui fait que le « cul » de la brioche est imbibé. Pas glop. Au niveau de la brioche au chocolat, croyez-le ou non, mais j’ai trouvé qu’il y avait trop de chocolat. Oui trop. Je sais, dingue.

Le goût a joué aussi finalement. Celle aux pralines n’avait rien de comparable avec la Praluline de Pralus, définitivement un cran bien au-dessus. Quant à la pomme-caramel… Elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable au niveau gustatif.

Les prix, pour les brioches individuelles, varient de 4,50€ (pour la nature) à 7€ pour la version poire-safran. Celle au chocolat m’a coûté 6€, tout comme la pomme-caramel. C’est donc relativement cher pour quelque chose qui ne m’a pas excité les papilles plus que ça. Très « parisien » en fait.

Cette brioche feuilletée m’a plutôt semblé être une nouvelle « tendance » qui survivra encore quelques mois et puis bon, on passera à autre chose. Je ne suis pas certaine que des cars de japonais s’arrêteront devant la boutique façon Ladurée pour ses macarons.

Si vous avez succombé à la tentation ou que vous pensez le faire, je suis bien curieuse d’avoir vos avis. La gourmandise vaincra !

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