Et après, on fait quoi ?

Et me revoilà, encore à une nouvelle étape de ma trépidante vie. Après trois ans d’études, des stages à la pelle, des boulots, des courts, des longs, des palpitants, des (très) décevants… Après un AVC et son lot d’emmerdes… Après des découvertes humaines riches et des surprises plus ou moins bonnes… J’ai quitté mon travail début 2016 pour en enchaîner un nouveau, promesse de beaux challenges et puis…

Savoir se poser pour profiter de la vie.


Il faut savoir dire stop.

Et puis au bout de deux mois, à cause d’un job qui, au final, n’était finalement pas le bon pour X raisons (et pas pour ce que « les gens » pensent savoir sur cette expérience, je ne raconte pas forcément les choses dans leur intégralité… A bon entendeur…) et par ricochet, d’une santé qui se délite en mode mikado quand on a l’habitude de tenir sur les nerfs – un truc s’écroule et tout le reste est à l’avenant, j’ai dit stop. On arrête. Terminus, tout le monde descend.

Je suis donc « en pause », en court congé sabbatique de quelques mois, le temps de me refaire une santé, un Mars et ça repart. J’ai fait ce que j’aurais dû faire il y a quelques temps déjà : je me suis écoutée. Quand un corps s’exprime de plus en plus fort, que le dos vous fait souffrir, que les nerfs lâchent, alors que vous comptez dessus quotidiennement, c’est le moment de se poser deux secondes.

Pendant trois mois environ, je vais donc m’occuper de ma petite personne. Ce sera le moment de faire le check-up des 200 000 kilomètres, histoire de confirmer que tout ne va pas si mal en fait. Les rendez-vous sont déjà pris, il n’y a plus qu’à comme on dit.

Ne pas s’enfouir dans le décor, sous la couette.

Et après tout ça, on fait quoi ? On se repose, on réapprend à prendre son temps, à ne plus être en veille permanente pour ses clients, à lâcher du lest. On prend aussi le temps de… prendre du temps. Alors que je suis en congés depuis à peine une semaine, j’ai déjà un agenda de ministre. Entre les rendez-vous médicaux et les opés blogueurs… N’en jetez plus !

Il faut garder du temps pour soi, pour s’inscrire au sport, pour caler des visites de musées sans cesse reportées, pour découvrir de nouvelles villes (Lille, Nantes, Honfleur…), pour développer son blog aussi bien au niveau de son design que de son contenu, pour vivre tout simplement !

Je crois, pour le moment, qu’avoir tous ces rendez-vous implique que je n’ai pas encore à me poser les bonnes questions, mais ça aussi, ça viendra. Et à ce moment-là, je ferai quoi ? Je me suis offert une vraie chance de faire le point, il va donc falloir que j’en profite.

La procrastination, ce mal qui nous ronge.

On se dit, chaque jour qui passe, qu’on a le temps, qu’on le fera demain, on « procrastine ». On écoute passer de loin les « y’a qu’à » de certains tellement agaçants et stériles, mais on ne bouge pas. On reste confits dans notre quotidien et quand on voit nos potes, notre famille… que répondre à la fameuse question : « Alors quoi de neuf ? » Oh bah, la routine habituelle !

J’en avais assez de subir ma vie. Je ne dis pas qu’elle va radicalement changer d’ici trois mois, c’est même une évidence, mais au moins, d’ici là, je ferai ce qu’il y a à faire dans la mesure du possible pour repartir sur les bons rails, dans la bonne direction.

A la question du recruteur, quand le moment viendra de « justifier » ce nouveau trou dans mon CV, j’espère répondre : « J’ai fait le point, maintenant c’est bon, on peut faire un bout de chemin ensemble. ». Et ça plaira peut-être, peut-être pas, mais en attendant, j’aurai fait ce qui me convient, et c’est bien là l’essentiel.
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