Astérix chez les Pictes – Par Toutatis, je suis déçue !

Nous sommes en 50 avant JC. Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.

De 7 à 77 ans, chaque Français a au moins lu l’une des aventures d’Astérix, Obélix, Panoramix, Abraracourcix, etc., etc. Les occasions de replonger en enfance ne manquent jamais. D’ailleurs, depuis jeudi, l’hexagone a vu débarquer en force le nouvel opus de la série : Astérix chez les Pictes. Pour leur 35ème épisode, les célèbres Gaulois partent donc en goguette chez les Ecossais.

Astérix, pour moi, c’est un mythe.

J’ai toujours pris un grand plaisir à découvrir les trouvailles stylistiques, les bons mots, les références à l’actualité « du moment »… Bref, acheter le nouvel album du Gaulois moustachu dès sa sortie est un rite de passage obligatoire, même à l’âge adulte. Je n’ai donc pas dérogé à la règle… et je crois que j’aurais mieux fait de m’abstenir.

Selon l’expression consacrée, sauf si vous vivez dans une grotte, vous n’avez pas pu échapper au lancement de la monstrueuse campagne de com’ organisée pour le retour en fanfare d’Astérix. Affiches dans le métro, reportages TV, papiers dithyrambiques sur le nouvel album… Rien n’a été oublié, tout a été fait pour faire comprendre au public que le passage de flambeau des auteurs historiques à la « nouvelle génération » est une pure réussite. Et bien quitte à être la seule voix discordante dans un océan de pétales de roses, cet album n’est pas une pure réussite. Voilà.

Didier Conrad, nouvel artiste attitré, a gardé 95% de la patte originale qui fait le succès de la franchise. Evidemment, le trait de crayon a évolué au fil des albums, heureusement d’ailleurs, mais là, il y a deux/trois petites choses qui me gênent. Par exemple, je n’ai pas reconnu Bonemine (la femme du chef Abraracourcix) tout de suite. D’une manière générale, les traits féminins ont été arrondis, accentués, « féminisés » avec un peu de rose aux joues par ci, des cils allongés par là. Un peu perturbant au premier abord, mais après tout, c’est une bonne chose.

La trentaine aidant, je suis peut-être plus attentive à certaines choses, comme le confort de lecture. Pour le coup, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai trouvé l’ensemble, avec l’explosion de couleurs, perturbant. Les bulles sont vraiment chargées, le texte peu lisible…

Malgré cela, la lecture peut rester un plaisir… si le reste suit. Hors, je suis désolée, mais j’ai trouvé cet album sans intérêt. L’histoire met un temps infini à démarrer et quand, enfin, on s’y met, je m’aperçois qu’il reste dix pages à avaler. Gloups. C’est long, c’est lent, les jeux de mots sont pratiquement inexistants.

D’ailleurs, en parlant de jeux de mots, découvrir les noms des nouveaux personnages fait toujours partie du jeu et en général, les trouvailles sont assez bien vues. Pour cet opus, je suis mi-figue, mi-raisin, surtout pour les plus jeunes.
Certaines références sont clairement, à mon sens, incompréhensibles pour les enfants qui souhaiteraient se plonger dans l’univers du Gaulois. Je vous laisse découvrir l’ensemble, mais un fondu enchaîné ou bien encore la norme Afnor devraient en laisser plus d’un songeur. Quant au gimmick du borborygme en anglais… une fois, deux fois, trois fois c’est bon, on a compris.

Pas besoin de prolonger ce billet, vous l’aurez compris, Astérix chez les Pictes ne restera pas, en ce qui me concerne, dans les annales de la saga, sauf pour le côté passage de flambeau entre auteur/dessinateur. Pour le reste, je passe, à grands regrets.

Et vous, êtes-vous un fan d’Astérix ? Avez-vous déjà dévoré le dernier album ?
Qu’en pensez-vous ?

Écrit par
More from Florence

Une jonquille pour Curie : faites fleurir l’espoir avec L’Institut Curie et Truffaut !

L’Institut Curie et Truffaut, c’est une histoire d’amour qui dure depuis 10...
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *